Une policière de San Diego, confrontée à une enquête pour harcèlement envers son ex-mari, a été mise à pied sans solde après avoir été dépossédée de ses armes à feu par un tribunal. L’affaire révèle des accusations de surveillance, de logiciels espions et de rumeurs de favoritisme au sein du service de police.
À retenir
- Stephanie Cockrell, agente de police à San Diego, a été suspendue après avoir été contrainte de rendre ses armes à feu.
- Un juge a estimé qu’elle avait traqué et harcelé son ex-mari, Tyler Cockrell, en utilisant notamment des dispositifs de surveillance.
- L’agente Cockrell a porté plainte pour discrimination, alléguant des rumeurs infondées de favoritisme de la part du chef de la police.
Contexte
L’affaire a débuté en août, lorsque des allégations de harcèlement criminel, de vol et de mensonge ont été portées contre Stephanie Cockrell. Initialement, le chef de la police, Scott Wahl, avait annulé son licenciement et lui avait permis de reprendre ses fonctions. Cependant, une enquête approfondie a révélé que Tyler Cockrell l’accusait d’avoir installé des logiciels espions, des caméras de surveillance et un dispositif de suivi GPS sur son véhicule.
Le juge Charles Bell, Jr. a ordonné le 1er octobre la remise des armes à feu de Stephanie Cockrell, estimant qu’elle était « moins crédible » et qu’elle avait effectivement traqué son ex-mari. Il a également émis une ordonnance d’éloignement interdisant à l’agente Cockrell de contacter Tyler Cockrell, ses enfants, ou de posséder des armes à feu ou des gilets pare-balles.
Stephanie Cockrell a admis en 2016 avoir piraté le téléphone d’un autre policier avec lequel elle entretenait une relation. Tyler Cockrell a également affirmé que son ex-femme avait traqué sa nouvelle compagne, également policière à San Diego.
Ce qui change
Suite à l’ordonnance du tribunal, le service de police de San Diego a proposé à Stephanie Cockrell trois options : un transfert à un poste non armé, un congé sans solde ou une démission. Elle a finalement opté pour le congé sans solde, sous peine de licenciement. L’agente Cockrell a également déposé une plainte pour discrimination contre le SDPD, alléguant que des rumeurs infondées de relation avec le chef de la police ont conduit à un traitement injuste.
Selon son avocate, Mila Arutunian, Stephanie Cockrell a été victime de « rumeurs sexistes et dégradantes selon lesquelles elle aurait eu une liaison avec le chef Wahl, selon laquelle elle aurait échangé du sexe contre de la clémence ». La ville de San Diego a engagé une enquête confidentielle sur les allégations portées contre le chef Wahl, pour un montant de plus de 37 000 $ (USD).
Stephanie Cockrell a demandé au tribunal de lui permettre de récupérer ses armes à feu personnelles et de service, arguant que sa profession d’agent de police la rend vulnérable et qu’elle a besoin de se protéger, même en dehors de ses heures de service.
Prochaines étapes
Stephanie Cockrell a subi une évaluation psychologique le 26 octobre, une étape préalable à toute décision concernant la restitution de ses armes à feu. Un juge devrait se prononcer sur sa demande en novembre. Le service de police de San Diego n’a pas souhaité commenter l’affaire.
Chiffres clés
- 37 000 $ (USD) : Montant versé par la ville de San Diego pour une enquête sur les allégations de favoritisme.
- 13 ans : Nombre d’années d’ancienneté de Stephanie Cockrell au sein du service de police de San Diego.
Sources
Documents judiciaires déposés par Stephanie Cockrell.
