Publié le 25 décembre 2025 à 02:09:00. L’année 2025 a été contrastée pour le football chinois, marquée par l’échec de la qualification pour la Coupe du Monde 2026, mais aussi par l’émergence d’une nouvelle génération de joueurs et un engouement populaire grandissant, notamment autour de la « Su Super League ».
- L’équipe nationale masculine a échoué à se qualifier pour la Coupe du Monde 2026 malgré des espoirs initiaux.
- Une nouvelle vague de jeunes talents prometteurs se révèle, tant au niveau professionnel qu’amateur.
- La « Su Super League », compétition locale à vocation sociale, connaît un succès populaire retentissant.
L’année 2025 restera gravée dans les mémoires des supporters chinois comme une année de déception sportive, mais aussi d’espoir pour l’avenir. L’équipe nationale masculine, dirigée par Branko Ivankovic, a vu ses chances de participer à la Coupe du Monde 2026 s’évanouir au cours d’une campagne de qualification difficile.
Après un parcours en dents de scie en 2024, avec deux victoires et quatre défaites en six matchs, l’équipe de Chine abordait la phase finale des qualifications avec une confiance fragile. L’arrivée du joueur naturalisé Sai Erjiniao avait suscité des attentes, mais les défaites consécutives face à l’Arabie Saoudite et à l’Australie ont rapidement d’éteintes les espoirs. La défaite 1-0 face à l’Indonésie en juin a sonné le glas des ambitions chinoises. Les critiques se sont alors focalisées sur les choix tactiques d’Ivankovic, notamment son insistance sur un schéma en losange 4-4-2.
La désillusion a également été de mise pour l’équipe féminine, sévèrement battue 8-0 par l’Angleterre, championne d’Europe, un résultat qui a mis en lumière le fossé grandissant entre le football chinois féminin et l’élite mondiale.
Malgré cet échec, des signes encourageants sont apparus avec l’émergence d’une nouvelle génération de joueurs talentueux. Wang Yudong, jeune attaquant du Zhejiang FC, s’est révélé comme l’un des meilleurs buteurs de la Super League chinoise, avec 11 réalisations, un record pour un joueur national. Il a également marqué le penalty victorieux lors de la victoire 1-0 de la Chine contre Bahreïn.
D’autres jeunes joueurs se sont distingués, à l’image de Wei Xiangxin, âgé de 17 ans, qui a signé en novembre avec l’AJ Auxerre, club de Ligue 1 française réputé pour son centre de formation. L’équipe de Chine des moins de 20 ans a également atteint les quarts de finale de la Coupe d’Asie U20 de l’AFC en février, manquant de peu la qualification pour la Coupe du Monde U20 de la FIFA.
Ces performances positives témoignent d’une volonté de reconstruction du football chinois, axée sur le développement des jeunes. La nomination de Shao Jiayi comme nouvel entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine en novembre pourrait accélérer ce processus, en favorisant l’intégration de jeunes joueurs et en renouvelant l’effectif.
Au-delà des résultats sportifs, l’année 2025 a été marquée par un engouement populaire croissant pour le football. La Super League chinoise a attiré un total de 6 180 991 spectateurs, soit une moyenne de 25 754 par match. Des clubs comme Dalian Yingbo (58 268 spectateurs en moyenne à domicile), Beijing Guoan et Chengdu Rongcheng ont enregistré des affluences particulièrement élevées. Au total, 8 957 759 personnes ont assisté à des matchs professionnels en Chine, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2024.
Mais le véritable phénomène de l’année a été la « Su Super League », une compétition régionale qui a rapidement conquis le cœur des supporters. Composée principalement d’enseignants, d’étudiants, d’employés de bureau et de mécaniciens, cette ligue a attiré 2,43 millions de spectateurs, soit une moyenne de 28 600 par match. Les diffusions en direct en ligne ont totalisé 2,22 milliards de vues. Le succès de la « Su Super League » a inspiré d’autres régions à lancer leurs propres tournois locaux, contribuant à populariser le football de masse à travers le pays.
