Publié le 21 décembre 2025 à 11h57. La commodité de la livraison de repas à domicile a un coût pour la santé, en particulier pour le cœur. Une étude récente révèle que la consommation fréquente de plats commandés est associée à un risque accru d’inflammation et de problèmes cardiovasculaires.
- Commander régulièrement des repas à emporter augmente le risque d’inflammation chronique dans l’organisme.
- Les femmes et les personnes âgées de 60 à 80 ans sont particulièrement vulnérables aux effets négatifs de cette habitude.
- L’étude a révélé des perturbations des taux de glycémie et d’insuline chez les consommateurs fréquents de plats livrés.
De plus en plus de personnes ont recours à la livraison de repas pour gagner du temps ou par manque d’envie de cuisiner. En 2021, environ huit millions de personnes en France commandaient des plats à emporter plusieurs fois par mois, selon une analyse de Statista. Pour près d’un million d’entre elles, ces livraisons étaient hebdomadaires, voire plus fréquentes, et cette tendance ne cesse de croître.
Mais cette facilité a un revers : une consommation régulière de plats livrés, plus d’une fois par semaine, peut entraîner non seulement une prise de poids, mais aussi une inflammation silencieuse dans l’organisme. C’est la conclusion d’une étude récente menée en Chine, dont les résultats ont été publiés dans la revue « Food Science & Nutrition ».
Les scientifiques ont examiné l’impact de la consommation fréquente de plats commandés sur différents facteurs de risque cardiovasculaires, tels que la glycémie, les taux d’insuline et les lipides sanguins. Ils se sont également intéressés à l’influence de la livraison de repas sur les niveaux d’inflammation. Pour ce faire, ils ont analysé les données de plus de 8 500 adultes américains ayant participé à une vaste étude sur la santé, en les comparant à leurs habitudes alimentaires.
Les effets les plus marqués ont été observés chez les personnes qui commandaient des repas à emporter six fois par semaine ou plus. Les femmes et les personnes âgées de 60 à 80 ans se sont révélées particulièrement sensibles aux conséquences négatives de cette pratique. Chez les femmes, l’étude a mis en évidence une augmentation du taux de sucre dans le sang et des perturbations des niveaux d’insuline. Les raisons de cette vulnérabilité ne sont pas encore totalement comprises, mais pourraient être liées à des différences hormonales et à des processus métaboliques spécifiques.
