À partir de 2026, la déclaration de revenus sera obligatoire pour certains contribuables bénéficiant de couvertures santé privées ou d’assurances dépendance, en raison de changements dans la manière dont les cotisations sont prises en compte dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Cette nouvelle réglementation vise à éviter que certains salariés, notamment les fonctionnaires et les militaires, ne bénéficient indûment d’avantages fiscaux.
Jusqu’à présent, un montant forfaitaire minimal de 1 900 euros (3 000 euros pour la classe d’imposition III) était automatiquement déduit des revenus imposables pour tenir compte des dépenses liées à la retraite, même si les cotisations réelles étaient inférieures à ce montant. Cette pratique, prévue par l’article 39b (2) la phrase 5 n° 3 des tiers de la loi fiscale annuelle de 2020, conduisait parfois à une évaluation obligatoire des revenus, notamment pour les personnes disposant d’une couverture santé de base et d’une assurance dépendance privée.
La loi de promotion du marché des prêts a cependant modifié cette situation. Les cotisations à l’assurance santé privée et à l’assurance dépendance devront désormais être transmises électroniquement par les organismes assureurs à l’administration fiscale, à compter des cotisations de 2026, qui seront déclarées à la fin de l’année 2025. Cette transmission de données permettra de prendre en compte les cotisations réelles dans le calcul de l’impôt sur le revenu.
Concrètement, cela signifie que le montant forfaitaire minimal de retraite ne pourra plus être automatiquement appliqué. Prenons l’exemple d’un militaire célibataire avec un revenu brut de 40 000 euros, bénéficiant de soins de santé gratuits. Jusqu’à présent, il bénéficiait du montant forfaitaire de 1 900 euros. À partir de 2026, si ses cotisations réelles sont inférieures à ce montant, il devra déclarer ses revenus et justifier ses dépenses pour bénéficier d’une déduction fiscale.
Selon les nouvelles règles, l’obligation de déclarer ses revenus ne s’appliquera qu’à partir de 2026 si les cotisations à l’assurance maladie et à l’assurance dépendance statutaire dépassent 410 euros et si le revenu brut annuel est supérieur à la somme de l’allocation de base, de la somme forfaitaire des employés et de la somme forfaitaire des dépenses spéciales. Les remboursements de cotisations reçus de la compagnie d’assurance maladie devront également être déclarés.
L’administration fiscale précise que cette nouvelle procédure vise à garantir une plus grande équité dans le traitement fiscal des contribuables et à éviter que certains ne bénéficient d’avantages indus. Elle rappelle que les règles en vigueur avant 2026 restent applicables pour les déclarations antérieures.
