Publié le 13 décembre 2025 à 13h02. Des observations radar ont signalé la présence de plusieurs appareils militaires américains au large des côtes vénézuéliennes, suscitant des interrogations sur les intentions de Washington et alimentant les tensions régionales.
Plusieurs avions de l’US Navy ont été détectés ce vendredi soir par le site de surveillance aérienne Flightradar24, opérant à proximité du Venezuela. Selon les données initiales, un chasseur Boeing F/A 18E Super Hornet aurait brièvement pénétré l’espace aérien vénézuélien. Peu après, deux autres Super Hornet, identifiés comme RHINO61 et RHINO62, ont été repérés au nord d’Aruba, non loin des côtes vénézuéliennes.
La présence de quatre chasseurs Boeing EA-18G Growler et d’un avion de renseignement maritime a également été signalée dans la même zone. Ces appareils sont connus pour leurs capacités de guerre électronique et de collecte d’informations.
Pour l’heure, les autorités américaines n’ont fait aucun commentaire officiel concernant ces observations. Flightradar24 a cependant publié une note sur son compte X (anciennement Twitter) concernant la fiabilité des données.
Le site explique que la technique de multilateration (MLAT), utilisée pour suivre les avions, peut être moins précise au-dessus de l’eau en raison du positionnement des récepteurs. De plus, lorsque le signal d’un appareil est perdu, le système estime sa position pendant un maximum de dix minutes, en se basant sur sa dernière route et sa vitesse connues. Ces estimations sont signalées par une ligne noire sur la carte.
L’expert en aéronautique Andrei Serbin a émis l’hypothèse que l’observation de l’avion F-18 entrant sur le territoire vénézuélien pourrait être due à une erreur de la plateforme de surveillance. Il souligne qu’il peut y avoir des interférences avec les signaux dans cette zone.
« Il ne faut pas se fier aveuglément aux positions affichées par Flightradar24, surtout lorsque la trace apparaît en noir. Il peut y avoir des erreurs dans les données du transpondeur ou des signaux délibérément brouillés. Dans une véritable opération militaire, l’avion ne serait pas visible sur FR24. »
Andrei Serbin, expert en aéronautique

