Publié le 10 janvier 2026 18h59. La situation aux urgences napolitaines est tendue en raison de la vague de grippe et d’un manque criant de médecins généralistes, laissant près de 150 000 habitants sans suivi médical régulier.
- Environ 150 000 habitants de la province de Naples sont actuellement sans médecin traitant.
- Les services d’urgence sont saturés en raison de l’augmentation des cas de pneumonie grippale et du manque de médecins de premier recours.
- Le problème est lié aux retards dans la répartition des postes de médecins généralistes vacants.
L’Ordre des Médecins, chirurgiens et dentistes de Naples et de sa province, exprime une vive inquiétude face à la situation critique des services d’urgence de la région métropolitaine. Ces derniers sont mis à rude épreuve par une forte augmentation des cas de pneumonie grippale et, par conséquent, par une demande accrue de soins urgents.
Selon le président de l’Ordre, Bruno Zuccarelli, les urgences sont surchargées depuis plusieurs semaines, une conséquence directe de la vague grippale. À cela s’ajoute un manque important de médecins généralistes dans la région.
« Aujourd’hui, dans la province de Naples, environ 150 000 citoyens ne disposent pas de leur propre médecin de famille. Il est clair que dans cette situation, de nombreux patients, même pour des pathologies pouvant être gérées au niveau local, sont obligés de se tourner vers les hôpitaux. »
Bruno Zuccarelli, président de l’Ordre des Médecins, chirurgiens et dentistes de Naples et de sa province
M. Zuccarelli souligne que la cause principale du problème réside dans les retards accumulés dans la répartition des postes de médecins généralistes vacants, qui ne sont définis que depuis quelques semaines. Les médecins récemment affectés pourront entrer en fonction dans les trois mois, mais en attendant, la pression repose sur les professionnels déjà en exercice.
« La médecine générale essaie, en silence et avec un grand sens des responsabilités, de résister à l’impact de cette vague de demandes », ajoute M. Zuccarelli. Il est essentiel que les autorités compétentes accélèrent la répartition des postes vacants afin que de nouveaux médecins puissent prendre en charge les patients et renforcer le réseau territorial, qui est essentiel au bon fonctionnement du système de santé.
Michela Rostan, conseillère régionale de la Ligue et membre du cabinet du président du Conseil, a commenté : « Les hôpitaux sont sous assaut et le personnel soignant est mis à rude épreuve en raison du pic de grippe que nous connaissons dans notre région. Une situation prévisible, compte tenu du manque chronique de médecins généralistes. Dans la seule province de Naples, l’Ordre napolitain souligne qu’il y a plus de 150 000 personnes sans médecin traitant : il est nécessaire que les autorités sanitaires locales achèvent rapidement les procédures pour permettre l’entrée en service de nouveaux médecins et renforcer un réseau territorial indispensable au bon fonctionnement du système de santé. »
Mme Rostan, faisant écho aux préoccupations du nouveau gouverneur Fico, conclut qu’il est impératif d’investir sérieusement dans la santé locale, de renforcer la médecine de base et d’intégrer des outils tels que la télémédecine afin de réduire l’accès inapproprié aux urgences et de garantir aux citoyens des soins rapides et adaptés. Elle exhorte la majorité à agir immédiatement, soulignant que la protection de la santé ne peut attendre.
