Publié le 16 décembre 2025 à 19h02. De plus en plus d’écoles primaires néerlandaises ont choisi d’utiliser le test de progression Cito pour orienter les élèves vers le secondaire, un choix qui influence les recommandations scolaires et suscite des critiques quant à son équité.
- Plus de 95 000 élèves de CM2 passeront le test de progression Cito cette année scolaire, soit 54 % des élèves.
- Les résultats de ce test peuvent influencer la recommandation scolaire, l’école étant tenue d’ajuster son avis si le test suggère un niveau supérieur.
- Des critiques émergent concernant les différences de résultats selon les tests utilisés, et une remise en question de leur pertinence est en cours.
L’utilisation du test de progression Cito, introduit en 2023/2024 en remplacement de l’ancien test final, est en forte augmentation dans les écoles primaires néerlandaises. Selon les chiffres de l’Agence exécutive pour l’éducation (DUO), plus de 95 000 élèves de CM2 (groupe 8) devraient passer ce test durant l’année scolaire en cours, ce qui représente 54 % de la cohorte, contre 47 % l’année précédente.
Ce test a pour objectif de favoriser l’égalité des chances en fournissant une évaluation standardisée des compétences des élèves. Si le test de progression aboutit à une recommandation d’orientation supérieure à celle initialement proposée par l’école, cette dernière est tenue de revoir son avis à la hausse.
Cependant, le système suscite des interrogations. Les écoles ont le choix entre six tests différents, qui varient en termes de format (papier ou numérique) et de contenu, avec des composants obligatoires en néerlandais et en mathématiques, ainsi que des options supplémentaires. Une analyse récente du Conseil PO, l’association sectorielle de l’enseignement primaire, a révélé que des élèves obtenant des résultats similaires peuvent se voir attribuer des conseils différents en fonction du test utilisé.
Face à ces critiques, des organismes éducatifs et plusieurs partis politiques à la Chambre des représentants plaident pour la suppression de ces différents tests d’avancement. Le secrétaire d’État sortant à l’Éducation, Becking, s’est déclaré “bienveillant” à cette idée, mais souhaite attendre la publication de plusieurs rapports et une évaluation précise des attentes des écoles avant de prendre une décision.
La modification de la législation nécessaire pour instaurer un test de progression central ne pourra être effective qu’en février 2029. En attendant, les élèves de CM2 passeront le test de progression entre le 26 janvier et le 15 février 2026.
