Publié le 5 novembre 2025 à 20h22, heure de l’Inde. Lors du Sommet mondial pour le développement social à Doha, le ministre indien Mansukh Mandaviya a vivement critiqué le Pakistan, l’accusant d’utiliser les forums internationaux pour diffuser de la désinformation et de détourner l’attention des véritables enjeux de développement.
- Le ministre Mandaviya dénonce l’instrumentalisation des instances internationales par le Pakistan pour semer la désinformation à l’encontre de l’Inde.
- Il critique la gestion du Traité des eaux de l’Indus par Islamabad, qu’il accuse de saper son esprit initial par des actes de terrorisme et d’obstruction aux projets indiens.
- Le Pakistan est appelé à se concentrer sur ses propres défis de développement et à cesser, selon le ministre, d’abuser des plateformes internationales.
S’exprimant lors de la séance plénière du deuxième Sommet mondial pour le développement social à Doha, au Qatar, le ministre du Travail et de l’Emploi, Mansukh Mandaviya, a fermement réfuté les accusations portées par le président pakistanais Asif Ali Zardari à l’encontre de l’Inde. Il a dénoncé une tentative de détourner l’attention de la communauté internationale des questions cruciales de développement social.
Selon le ministre Mandaviya, le Pakistan a régulièrement abusé des mécanismes du Traité des eaux de l’Indus (1960) pour entraver les projets légitimes de l’Inde et a sapé l’esprit de coopération qui devait le guider, notamment en raison de son soutien au terrorisme transfrontalier. Il a également souligné que le Pakistan n’était pas en position de commenter la situation au Jammu-et-Cachemire, compte tenu de son implication dans des actes terroristes ciblant les citoyens indiens, citant en particulier l’attaque survenue à Pahalgam le 22 avril.
« Nous nous opposons fermement à certaines références injustifiées faites hier par le président du Pakistan à propos de l’Inde dans ses remarques. Il s’agit d’un abus d’un forum international pour détourner le monde de l’attention sur le développement social en colportant de la désinformation contre l’Inde. »
Mansukh Mandaviya, ministre du Travail et de l’Emploi
Mandaviya a également insisté sur le fait que le Pakistan devrait se concentrer sur ses propres problèmes de développement et sur sa dépendance à l’aide internationale. Il a appelé Islamabad à cesser d’utiliser les forums internationaux à des fins de propagande.
Le ministre indien a par ailleurs mis en avant les progrès significatifs de l’Inde en matière de développement social, les présentant comme un modèle pour d’autres pays, en particulier ceux du Sud. Il a notamment souligné que 118 millions d’enfants bénéficient désormais de repas scolaires, que plus de 800 millions de citoyens ont accès à la sécurité alimentaire, que 425 millions sont couverts par une assurance maladie et que plus de 37 millions de familles à faible revenu ont pu se loger.
Ces déclarations interviennent en réponse aux accusations formulées par le président pakistanais Asif Ali Zardari le 4 novembre, qui avait accusé l’Inde de violer le Traité des eaux de l’Indus, suspendu suite à une opération militaire indienne – l’Opération Sindoor – contre des groupes terroristes basés au Pakistan. Zardari avait également évoqué une « militarisation de l’eau » et comparé les situations du Cachemire et de la Palestine, affirmant que les deux peuples luttaient pour leur dignité.
En avril dernier, le Comité de sécurité du Cabinet indien (CCS) avait suspendu indéfiniment le Traité des eaux de l’Indus, une décision justifiée par l’attaque terroriste de Pahalgam. Le Premier ministre Narendra Modi avait alors déclaré que « le sang et l’eau ne peuvent pas couler ensemble », et le Pakistan avait qualifié cette mesure d’« acte de guerre ».
