Publié le 3 janvier 2026 à 00h34. Des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et le Japon, axés sur la dissuasion face à Pékin, intensifient les tensions dans la région Indo-Pacifique, alors que la Chine poursuit ses démonstrations de force et ses pressions sur Taïwan.
- Les États-Unis et le Japon ont mené des exercices militaires conjoints, baptisés « Dragon résolu », pour contrer une éventuelle action militaire chinoise contre Taïwan.
- Ces manœuvres, qui incluent le déploiement de missiles Typhon et de systèmes NMESIS, suscitent la colère de Pékin et de Moscou, qui les qualifient de menaces et d’actions déstabilisatrices.
- Taïwan renforce sa défense avec un budget de 40 milliards de dollars (USD) pour la période 2026-2033, face aux incursions militaires chinoises et aux revendications territoriales de Pékin.
L’alliance militaire entre Washington et Tokyo se renforce dans un contexte de tensions croissantes en Asie, marqué par les démonstrations de puissance de la Chine et ses ambitions territoriales. Les exercices « Dragon résolu », qui se sont déroulés en septembre 2025, visent à signaler une capacité de réponse américaine et japonaise face à une éventuelle crise à Taïwan ou en mer de Chine méridionale.
Le Japon a déployé le système Typhon, un armement de nouvelle génération développé après le retrait des États-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire en 2019. Ce système permet le lancement de missiles de croisière Tomahawk (portée de plus de 1 609 km) et de missiles Standard Missile-6, capables d’intercepter des cibles aériennes et maritimes. Il offre ainsi une capacité de protection des voies maritimes stratégiques et de projection de puissance depuis le territoire japonais.
L’administration de Donald Trump a souligné l’importance des intérêts américains dans la région Asie-Pacifique. Cette posture intervient après que le président chinois Xi Jinping a présenté un défilé militaire de 70 minutes, mettant en avant des missiles hypersoniques et des armes à capacité nucléaire, devant des dirigeants autoritaires tels que Vladimir Poutine et Kim Jong Un. Pékin considère ces exercices conjoints comme une menace et une action déstabilisatrice.
En réponse aux manœuvres chinoises, Taïwan a mis ses forces de défense en état d’alerte maximale, dénonçant des « provocations irrationnelles » qui mettent en péril la paix régionale. Le président William Lai a proposé un budget de 40 milliards de dollars (USD) pour renforcer la défense de l’île entre 2026 et 2033. Le gouvernement taïwanais a également dénoncé les incursions chinoises dans ses eaux territoriales, qui affectent la sécurité et les activités des pêcheurs locaux. Malgré la pression, Taïwan maintient sa position d’indépendance et rejette les revendications territoriales de Pékin.
Début décembre 2025, la Chine a mené des exercices militaires près du Japon, officiellement pour tester la capacité de réponse de Washington et de Tokyo. Ces actions contribuent à exacerber le climat d’affrontement dans la région Indo-Pacifique, reflet d’une concurrence stratégique durable. Les tensions sont exacerbées par la « Mission Justice-2025 », des exercices militaires chinois comprenant des simulations d’attaques aériennes et maritimes près de Taïwan.
Tokyo condamne fermement les actions chinoises contre Taïpei et estime que les agissements de Xi Jinping « augmentent les tensions » dans le détroit de Taïwan. L’union entre Tokyo et Washington s’inscrit dans une stratégie sécuritaire visant à anticiper d’éventuels mouvements militaires de Pékin.
