Publié le 24 septembre 2025 14:35:00. Le sénateur américain Lindsey Graham a estimé, lors d’une visite en Israël, que l’absence de désarmement du Hamas justifierait une action militaire à grande échelle, tout en proposant une approche controversée concernant le Hezbollah et la Turquie.
- Lindsey Graham conditionne un soutien militaire à Israël au désarmement du Hamas.
- Il suggère une opération conjointe impliquant Israël, les États-Unis et l’armée libanaise contre le Hezbollah.
- Il appuie la décision israélienne d’écarter la Turquie d’une éventuelle force de maintien de la paix à Gaza.
Alors que le cessez-le-feu fragile à Gaza est régulièrement mis à l’épreuve, le sénateur républicain Lindsey Graham, un allié proche de l’ancien président Donald Trump, a adopté une position ferme lors d’une visite en Israël. Il a averti que si le Hamas ne déposait pas les armes, il encouragerait une réponse militaire complète d’Israël.
Selon Graham, le Hamas profite du cessez-le-feu pour consolider sa position à Gaza. Il a souligné la nécessité d’établir un calendrier précis pour le désarmement du groupe palestinien.
« Si le Hamas ne dépose pas les armes, j’appellerai le président Trump à libérer complètement Israël et à mettre fin à ce travail une fois pour toutes. »
Lindsey Graham, sénateur américain
Il a également mis en garde contre un renforcement du Hamas après 90 jours de cessez-le-feu.
Concernant la situation à la frontière libanaise, Graham a proposé une approche plus radicale. Il a suggéré une « triple opération de destruction » contre le Hezbollah, impliquant non seulement Israël, mais aussi les États-Unis et l’armée libanaise, si le groupe chiite ne renonçait pas à ses armes lourdes. Cette proposition intervient alors que les efforts diplomatiques pour désarmer le Hezbollah sont confrontés à des obstacles, malgré les déclarations du gouvernement libanais.
Graham a également exprimé son soutien à la décision d’Israël d’exclure la Turquie d’une éventuelle force internationale de maintien de la paix à Gaza.
« Il n’y a aucune volonté politique en Israël d’inclure la Turquie dans cette mission. »
Lindsey Graham, sénateur américain
Parallèlement aux déclarations de Graham, la situation humanitaire à Gaza reste préoccupante. Les équipes de la Défense civile de Gaza ont signalé des bombardements intenses israéliens sur Khan Younis. Le décès de six civils, dont deux enfants, suite à une frappe sur une école abritant des réfugiés vendredi, illustre la fragilité du processus de désescalade et de paix, qualifié de « deuxième phase ».
