Publié le 13 octobre 2025 à 05h17. La Cour suprême indienne a ordonné une enquête du Bureau central d’enquête (CBI) sur la bousculade meurtrière qui s’est produite le 27 septembre lors d’un rassemblement politique organisé par le parti Tamilaga Vettri Kazhagam (TVK) dans le district de Karur, faisant 41 victimes. Cette décision intervient après des critiques sur la gestion de l’enquête par la Haute Cour de Madras.
- La Cour suprême confie l’enquête au CBI pour garantir une investigation impartiale et transparente.
- Un comité de surveillance, dirigé par un ancien juge de la Cour suprême, a été mis en place pour superviser le travail du CBI.
- La Cour a également soulevé des questions concernant la manière dont la Haute Cour de Madras a géré cette affaire.
La Cour suprême a exprimé de sérieuses préoccupations quant à la manière dont la Haute Cour de Madras a abordé cette affaire. Elle a critiqué la décision de cette dernière de constituer une équipe d’enquête spéciale (SIT) composée uniquement d’agents de police du Tamil Nadu, alors que la requête initiale portait sur l’établissement de procédures opérationnelles standard pour les rassemblements politiques.
Le tribunal suprême a demandé des explications au greffier général de la Haute Cour de Madras sur la manière dont une requête visant à établir des protocoles de sécurité pour les rassemblements a été requalifiée en enquête pénale. Il a également ordonné au juge en chef de la Haute Cour de réattribuer cette requête à un autre juge. La Cour a souligné que le tribunal de Chennai n’aurait pas dû se saisir de cette affaire, relevant qu’elle relevait de la compétence du tribunal de Madurai, et ce, en l’absence d’autorisation spécifique du juge en chef, qui était absent.
La décision de la Cour suprême intervient suite à une requête déposée par le TVK contestant l’ordonnance du 3 octobre de la Haute Cour de Madras qui avait formé une SIT pour enquêter sur la bousculade. Le parti, par l’intermédiaire de son secrétaire général Aadhav Arjuna, s’était opposé à la composition de la SIT, estimant qu’elle ne garantissait pas l’impartialité de l’enquête. Il avait également contesté les remarques critiques formulées par la Haute Cour à l’encontre du TVK et de son leader, l’acteur Vijay, et avait demandé une enquête indépendante supervisée par un ancien juge de la Cour suprême.
D’autres requêtes contestaient également l’ordonnance du 3 octobre émise par le tribunal de Madurai de la Haute Cour de Madras, qui avait refusé de transférer l’enquête au CBI. Lors de l’audience, les juges ont remis en question la justification de cette décision, notant que l’enquête de la SIT avait été ordonnée dans le cadre d’une requête portant sur des protocoles de sécurité pour les rassemblements politiques. Ils ont également interrogé la légitimité de la décision du tribunal de Chennai d’intervenir dans une affaire relevant de la juridiction de Madurai.
La Cour suprême a également soulevé des questions troublantes concernant l’organisation du rassemblement du TVK, se demandant pourquoi l’autorisation avait été accordée alors qu’un autre parti, l’AIADMK, s’était vu refuser l’autorisation au même endroit en raison d’un passage jugé trop étroit. Des inquiétudes ont également été exprimées quant au déroulement des autopsies, qui ont été réalisées entre minuit et 4 heures du matin sur 30 à 40 corps.
La Cour a accordé à l’État du Tamil Nadu un délai de huit semaines pour déposer une réponse formelle à la requête. Elle a précisé que sa décision actuelle était basée sur des observations préliminaires et qu’elle examinerait la question des requêtes qui auraient été déposées à l’insu des parties concernées, après avoir été informée par les avocats de l’État, Maîtres Dr AM Singhvi et P Wilson, que les requérants avaient déclaré ne pas avoir été au courant du dépôt de ces requêtes et avaient écrit au greffe de la Cour suprême.
DÉTAILS DU CAS : TAILAGA Vettri Kazhagam V PH DINESH ET ORS. | 1501 AGENDA N° 58048-2025
PANNEERSELVAM PITCHAIMUTHU contre L’UNION DE L’INDE ET DE L’ORS|Journal n° 57588-2025
S PRABAKARAN contre L’ÉTAT DU TAMIL NADU ET ORS|WP(Crl.) No. 412/2025
SELVARAJ P A. contre L’ÉTAT DU TAMIL NADU ET ORS|WP(Crl.) No. 413/2025
GS MANI c. GOUVERNEMENT DU TAMIL NADU ET ORS|SLP(Crl) No. 16081/2025
