Publié le 28 décembre 2025 17:27:00. Un étudiant de Tripura est décédé à Dehradun des suites d’une agression violente aux motivations racistes, suscitant l’indignation et des accusations de lenteur de la police dans l’ouverture d’une enquête.
- Angel Chakma, 24 ans, est mort le vendredi dernier après 17 jours de lutte contre ses blessures.
- Son père témoigne d’une attaque brutale avec des armes blanches après des insultes à caractère raciste, notamment des propos dénigrants sur son origine.
- La famille dénonce une hésitation initiale des autorités policières à traiter l’affaire comme une agression raciste.
La mort d’Angel Chakma, un étudiant en MBA de 24 ans originaire de Tripura, a plongé sa famille et la communauté Chakma dans le deuil et la colère. L’agression, survenue à Dehradun, met en lumière les tensions raciales persistantes en Inde et soulève des questions sur la rapidité de la réaction des forces de l’ordre.
Selon le témoignage poignant de Tarun Chakma, son fils et son frère Michael ont été pris à partie alors qu’ils se trouvaient dans un marché. Six individus à moto et scooter les ont interceptés et ont commencé à harceler Michael. Lorsque Angel est intervenu pour défendre son frère, les agresseurs se sont retournés contre lui, proférant des insultes racistes.
« Ils l’ont traité de ‘Chinois’, même après qu’il leur ait dit qu’il était Indien »,
Tarun Chakma, père d’Angel Chakma et membre des forces de sécurité frontalières (BSF)
L’altercation a rapidement dégénéré en une attaque violente. Tarun Chakma décrit une agression brutale, son fils ayant été blessé au cou et au dos avec des couteaux et d’autres objets contondants. Angel a finalement succombé à ses blessures vendredi dernier.
La famille accuse la police de Dehradun d’avoir tardé à prendre l’affaire au sérieux. Tarun Chakma affirme qu’un rapport n’a été enregistré qu’après des pressions exercées par l’Union des étudiants All India Chakma et des officiers supérieurs.
Le surintendant de police de Dehradun, Ajai Singh, a déclaré que la confrontation avait éclaté dans un contexte confus, suggérant que des commentaires avaient été faits à l’encontre d’Angel. Il a précisé qu’Angel avait été attaqué avec des objets tranchants et un « kadaa » (un type d’arme).
La police a indiqué qu’une plainte avait été déposée le 10 décembre et qu’une enquête avait été ouverte. Trois suspects et deux mineurs ont été arrêtés et placés en détention le 14 décembre.
Cette tragédie intervient alors que la violence raciale reste un problème préoccupant en Inde. Le chef du parti National People’s Party, Conrad Sangma, a d’ailleurs condamné la violence raciale et appelé à la punition des auteurs.
Tarun Chakma réclame justice pour son fils et exige que les responsables de sa mort soient punis.
Les derniers mots d’Angel Chakma, « Nous sommes Indiens », prononcés face à ses agresseurs, résonnent comme un symbole poignant de son identité et de la tragédie qui l’a frappé.
(Avec les contributions du PTI)
