Publié le 7 novembre 2025. Novembre est le mois de sensibilisation à la santé masculine, une période cruciale pour rappeler l’importance du dépistage précoce des cancers qui touchent les hommes, notamment ceux de la prostate, du rein et de la vessie.
- Le dépistage précoce est essentiel pour améliorer les chances de guérison des cancers de la prostate, du rein et de la vessie.
- Les cancers de ces organes sont souvent asymptomatiques à leurs débuts, soulignant la nécessité de consultations régulières avec un urologue.
- La chirurgie robotique offre une alternative moins invasive et plus précise pour le traitement de ces cancers, avec des avantages significatifs pour les patients.
Le mois de Movember est l’occasion de mettre en lumière les enjeux de la santé masculine et d’encourager les hommes à prendre soin de leur bien-être. Selon le professeur Angelo Porreca, chef de l’unité d’urologie à Humanitas Gavazzeni et professeur à l’Université Humanitas, le diagnostic précoce et les avancées technologiques jouent un rôle déterminant dans la lutte contre ces maladies.
Cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est une tumeur qui affecte la glande prostatique. Plusieurs facteurs peuvent favoriser son développement, tels que l’âge avancé, l’obésité, une alimentation riche en graisses saturées et les antécédents familiaux. Il est souvent silencieux à ses débuts, ce qui rend le dépistage régulier d’autant plus important.
« Le cancer de la prostate, dans la grande majorité des cas, ne donne aucun signe et n’est découvert que grâce au contrôle du PSA et à une visite chez un spécialiste. Lorsque les symptômes apparaissent, il s’agit généralement d’une maladie avancée et une réduction du débit urinaire et des douleurs osseuses peuvent survenir en cas de métastases. »
Angelo Porreca, chef de l’unité d’urologie à Humanitas Gavazzeni et professeur à l’Université Humanitas
Un diagnostic précoce, basé sur la mesure du PSA (antigène prostatique spécifique) et une évaluation urologique périodique, est donc primordial, en particulier après 50 ans ou en cas d’antécédents familiaux.
Cancer du rein
Les causes exactes du cancer du rein ne sont pas toujours connues. Cependant, certains facteurs de risque ont été identifiés, notamment le tabagisme, l’obésité, l’hypertension artérielle, l’exposition à certaines substances chimiques et l’âge supérieur à 60 ans. Comme pour le cancer de la prostate, cette maladie est souvent asymptomatique à ses premiers stades et est fréquemment découverte de manière fortuite lors d’examens d’imagerie réalisés pour d’autres raisons.
L’apparition de sang dans les urines, de douleurs au flanc ou la présence d’une masse palpable sont des signes plus tardifs, indiquant généralement un stade avancé de la maladie.
Cancer de la vessie
Le cancer de la vessie représente environ 3 % de tous les cancers et touche particulièrement les hommes âgés de 60 à 70 ans. Les fumeurs et les personnes ayant une alimentation trop riche en aliments frits et en graisses sont plus susceptibles de développer cette maladie. Certains professionnels exposés à des substances dangereuses, comme les amines aromatiques et les nitrosamines (présentes dans les industries du textile, de la teinture, du caoutchouc et du cuir), présentent également un risque accru.
« Le suivi est essentiel »
Le professeur Porreca insiste sur l’importance d’un suivi régulier pour les personnes à risque et l’utilisation rapide d’outils de diagnostic avancés.
« Aujourd’hui, nous disposons de méthodes innovantes capable d’intégrer l’évaluation simple du PSA : diagnostics endoscopiques avancés, scanner haute résolution, IRM multiparamétrique et technologies numériques avancées, qui nous permettent de trouver des lésions de plus en plus petites avec une grande précision. »
Angelo Porreca, chef de l’unité d’urologie à Humanitas Gavazzeni et professeur à l’Université Humanitas
Les traitements
Les options thérapeutiques pour ces cancers varient en fonction du stade de la maladie et de l’état général du patient, allant de la surveillance active à la radiothérapie, en passant par l’hormonothérapie et la chirurgie radicale. La chirurgie robotique, notamment grâce au système Single Port, offre une alternative de plus en plus prisée.
Cette technique permet de réaliser l’intervention avec une seule incision d’environ 3 cm, à travers laquelle le chirurgien, assisté par des bras robotisés miniaturisés et un endoscope flexible 3D haute définition, opère avec une grande précision.
Les avantages sont nombreux : moins de douleurs postopératoires, une réduction des saignements, des séjours hospitaliers plus courts et une récupération fonctionnelle plus rapide.
Grâce à la robotique, il est possible de réaliser des prostatectomies radicales pour les tumeurs de la prostate, des néphrectomies partielles pour celles affectant les reins et des cystectomies radicales pour les tumeurs de la vessie.
« La précision du geste chirurgical assisté par robot permet de proposer une chirurgie oncologique de qualité supérieure, avec moins d’impact sur le patient et de meilleurs résultats fonctionnels. Il ne s’agit pas seulement d’enlever la tumeur, mais de préserver la qualité de vie de l’homme après l’opération. »
Angelo Porreca, chef de l’unité d’urologie à Humanitas Gavazzeni et professeur à l’Université Humanitas
