Publié le 26 novembre 2023 à 01:24. Le Racing Club de Avellaneda a pris sa revanche sur River Plate en remportant un match électrique 3-2, marqué par des tensions exacerbées et le retour de plusieurs anciens joueurs dans un contexte chargé d’émotion.
- Le Racing Club a battu River Plate 3-2 dans un match intense au stade Presidente Perón.
- Le match était empreint de tensions liées à l’élimination précédente du Racing par River en Coupe d’Argentine et au retour de joueurs ayant changé de camp.
- Gastón Martirena a marqué le but de la victoire pour le Racing à la 48e minute de la seconde mi-temps.
Le stade Presidente Perón a vibré au rythme d’une rivalité historique, exacerbée par des rancœurs récentes. La victoire du Racing Club face à River Plate, acquise sur le score de 3-2, a non seulement offert un succès sportif à l’équipe de Gustavo Costas, mais a également symbolisé une revanche après leur élimination en Coupe d’Argentine le 2 octobre dernier à Rosario. Ce match, plus qu’un simple derby, était chargé de connotations particulières, notamment en raison du retour de plusieurs figures emblématiques ayant quitté le club pour rejoindre les rangs de River.
L’atmosphère était électrique dès l’arrivée des joueurs sur la pelouse. Les supporters du Racing ont exprimé leur passion avec des chants retentissants, notamment le fameux “Borombombón, borombombón/ Celui qui ne saute pas est un traître !”, tandis qu’une ovation particulière a été réservée à Santiago Sosa, ancien joueur de River, contraint de porter un masque protecteur suite à une fracture de la pommette contractée lors d’un match de Copa Libertadores contre Flamengo. Opéré le 27 octobre, Sosa a fait son retour plus tôt que prévu, suscitant l’enthousiasme général.
Cependant, cet enthousiasme contrastait avec l’hostilité réservée aux anciens joueurs du Racing ayant rejoint River Plate. Marcos Acuña et Juan Fernando Quintero ont été particulièrement visés par les supporters, qui leur ont adressé des insultes et des huées. Le geste de provocation d’Acuña lors de la Coupe d’Argentine, où il a joué avec le ballon devant la tribune du Racing alors que River menait au score, n’a pas été oublié. Les chants “Nous allons tuer tous les traîtres” ont résonné dans tout le stade, témoignant de la profondeur du ressentiment.
Les tensions étaient palpables avant même le coup d’envoi. Marcelo Gallardo, l’entraîneur de River Plate, a également été la cible d’insultes à son arrivée sur le banc de touche. L’absence de poignée de main entre Gustavo Costas et Gallardo, qui s’étaient déjà croisés à Rosario, symbolisait la rupture de tout dialogue entre les deux entraîneurs. Seuls Maximilien Salas et Juan Fernando Quintero ont échangé des salutations avec leurs anciens coéquipiers du Racing.
Le match lui-même a été une succession d’émotions fortes. Santiago Solari a ouvert le score pour le Racing, mais River Plate a rapidement réagi en marquant deux buts en quelques minutes. Quintero, qui avait remplacé Salas, a marqué le but provisoire du 2-1, mais n’a pas célébré son but, conscient de l’hostilité de la foule. Finalement, le Racing a renversé la situation grâce à un but d’Adrien Fernández, suivi du but décisif de Gastón Martirena à la 48e minute de la seconde mi-temps.
Martirena, titulaire en l’absence de Facundo Mura, a délivré le Racing et offert une victoire précieuse à ses supporters. Un an et un jour après leur consécration en Copa Sudamericana, le Racing Club a prouvé qu’il était capable de surmonter les obstacles et de prendre sa revanche sur son rival historique. La soirée s’est terminée dans l’euphorie, avec la promesse de nouvelles aventures pour l’équipe de Gustavo Costas.



