Publié le 1er octobre 2025 à 16h55. Porsche bouleverse l’aménagement intérieur de son nouveau Cayenne, misant sur une profusion d’écrans, mais cette approche minimaliste suscite déjà des critiques, notamment concernant l’absence d’écran pour le passager avant sur certaines finitions.
Le prochain Porsche Cayenne se dévoile progressivement, et la marque allemande a choisi une stratégie inhabituelle : dévoiler presque entièrement son intérieur et ses détails techniques avant le lancement officiel. Si l’esthétique générale ne surprend pas outre mesure, l’habitacle se distingue par une omniprésence d’écrans, dont un modèle incurvé verticalement. Cependant, cette modernisation a un prix : selon les options choisies, le passager avant pourrait se retrouver privé d’écran, se voyant offrir une simple plaque de piano noir, une solution déjà critiquée chez Audi.
L’implantation de cet écran passager, lorsqu’il est présent, est particulière. Il débute légèrement décalé vers le centre, laissant un espace d’environ 8 centimètres de plastique vide sur sa droite.
Contrairement à Mercedes-Benz, qui a cherché à intégrer ses écrans de manière harmonieuse au tableau de bord, créant une continuité visuelle, Porsche semble privilégier une approche plus individualiste. Chaque écran conserve sa propre forme, sans chercher de symétrie particulière.
L’élément central de cette nouvelle configuration est sans conteste l’écran principal, qui s’étend du tableau de bord jusqu’à la console centrale, adoptant une courbure rappelant celle d’un smartphone pliable. L’affichage est conçu comme un ensemble continu, permettant un défilement fluide des informations à travers cette zone incurvée.
Sous cet écran incurvé, Porsche a conservé des boutons physiques pour contrôler la climatisation, en complément des commandes tactiles disponibles à l’écran. Cette double approche offre aux utilisateurs un choix entre le numérique et le physique.
Cependant, la barre inférieure de l’écran regroupe un grand nombre d’icônes, ce qui pourrait rendre leur utilisation imprécise et distraire le conducteur, surtout lorsqu’il est en mouvement. Leur position basse accentue ce risque.
Le tableau de bord, quant à lui, reste distinct et orienté vers le conducteur, affichant des informations spécifiques à son usage. Il est positionné plus haut que l’écran principal du Cayenne Electric.
Autour de ces compteurs se trouvent désormais des commandes relatives à la suspension, au contrôle de stabilité (ESP), à l’aide au stationnement, aux phares et au réglage de la garde au sol. Leur disposition semble aléatoire, évoquant le travail d’un enfant décorant un dessin. Auparavant, ces commandes étaient regroupées à gauche du volant ou sur le tunnel central, qui se limite désormais à des espaces de rangement.
Même le levier de transmission a disparu, remplacé par un sélecteur de forme similaire à une clé de contact, positionné sur le tableau de bord. Un choix audacieux, voire déconcertant, pour une Porsche.
L’espace libéré par l’absence de ces éléments a permis de réduire la taille des bouches d’aération, qui ont été intégrées à l’écran incurvé. Leur orientation semble fixe, suggérant que leur réglage se fait également via l’interface tactile.
Enfin, les acheteurs qui n’opteront pas pour l’écran passager se retrouveront avec une surface en plastique plate et inerte, un contraste saisissant avec le reste de l’habitacle.
Un journaliste allemand a eu l’opportunité de tester la version Turbo S du Cayenne Electric, qui développera plus de 1 000 chevaux (environ 736 kW), rejoignant ainsi le cercle restreint des véhicules allemands dépassant cette puissance. Seule la future BMW M3 Electric a pour l’instant annoncé des ambitions similaires. Les premières accélérations sur autoroute ont laissé entrevoir des performances impressionnantes.
Vous pouvez découvrir tous les détails dans la vidéo ci-dessous.
Galerie Vidéo (1 élément)
