Publié le 2024-06-18 16:32:00. La montée en popularité du mouvement « tradwife » sur les réseaux sociaux suscite une vive réaction, notamment de la part de milieux féministes, tandis qu’une jeune conservatrice remet en question les motivations de cette opposition.
- Une polémique autour du mouvement « tradwife » (femmes au foyer assumées) agite le débat public.
- Rania Louhibi, membre du conseil d’administration de l’Association pour les étudiants conservateurs, critique la réaction virulente de certains milieux féministes.
- Des statistiques récentes montrent un intérêt croissant des femmes pour un équilibre plus important entre vie professionnelle et vie familiale.
La polémique autour du mouvement « tradwife », popularisé sur TikTok et d’autres plateformes, a ravivé les tensions entre différentes visions de la féminité et du rôle des femmes dans la société. Rania Louhibi, jeune conservatrice, estime que l’indignation suscitée par ce phénomène est disproportionnée et révèle une certaine intolérance envers les choix de vie des femmes.
Dans une contribution publiée en réponse à un article de NRK intitulé « Que s’est-il passé ici ? », Louhibi dénonce les clichés et les jugements hâtifs dont sont victimes les femmes qui aspirent à un mode de vie plus traditionnel. Elle souligne l’ironie de voir l’AUF (Association des étudiants universitaires) s’attaquer à ce mouvement, alors qu’il n’existe, selon elle, aucun danger réel d’imposition d’un modèle de vie unique.
« Ce n’est pas le travail des politiciens d’intervenir pour savoir si les femmes devraient devenir des femmes au foyer ou des courtiers », affirme Louhibi, ajoutant que le rôle de l’État est plutôt de garantir que les deux options soient possibles. Elle met en avant le fait que les femmes qui adoptent un style de vie « tradwife » ne sont pas nécessairement motivées par une soumission idéologique, mais simplement par un désir de trouver un équilibre qui leur convient.
Louhibi s’appuie sur des données récentes, issues d’une étude de recherche, qui montrent qu’un nombre croissant de femmes souhaitent consacrer plus de temps à leur famille et à leurs enfants. Elle souligne également que les femmes sont plus susceptibles que les hommes de souffrir de problèmes de santé mentale et de solitude, ce qui, selon elle, remet en question l’idée que la seule voie vers l’épanouissement passe par une carrière professionnelle.
« Ce n’est plus anti-féministe de reconnaître cela – c’est anti-femme de ne pas le faire », insiste Louhibi. Elle appelle à une plus grande ouverture d’esprit et à une écoute attentive des aspirations des femmes, sans les enfermer dans des catégories préconçues.
Enfin, Louhibi conclut en plaidant pour un changement de mentalité, qui remette en question l’idée que les hommes et les femmes sont en compétition, et qui valorise la féminité comme une force et non comme une faiblesse. Elle invite à l’amour et à la compréhension mutuelle, estimant que c’est là la véritable clé d’une société plus juste et plus équilibrée.
