Publié le 12 janvier 2026 à 14h57. À 97 ans, le professeur Silvio Garattini, figure de proue de la recherche pharmacologique, livre ses conseils pour une vie longue et en bonne santé, axés sur la modération alimentaire, l’évitement des addictions et une approche pragmatique du bien-être.
- Le professeur Garattini préconise une alimentation variée et peu abondante, privilégiant les produits complets et limitant la consommation de vin.
- Il déconseille formellement la viande rouge et le beurre, les remplaçant par de l’huile d’olive, et s’abstient de toute consommation d’alcool depuis que l’OMS l’a classé cancérigène.
- Il relativise l’importance du moment des repas, insistant sur la quantité totale consommée et la qualité des aliments.
Pour le professeur Silvio Garattini, fondateur de l’Institut de recherche pharmacologique Mario Negri, la clé d’une longue vie réside dans la simplicité et la modération. Dans ses récentes apparitions médiatiques, notamment dans les émissions La volta nuova sur Raiuno et Che tempo che fa sur Nove, il a partagé ses convictions en matière de nutrition et de style de vie.
« Il faut manger peu et de manière variée. Le corps ne doit pas trop travailler », explique le scientifique. Il déconseille le jeûne total, préférant un apport régulier, même minimal : « À midi, je bois au moins un jus d’orange ou une banane », précise-t-il.
Au-delà de l’alimentation, le professeur Garattini souligne l’importance d’éviter les addictions. Il témoigne n’avoir jamais fumé et avoir toujours consommé très peu d’alcool. Cependant, sa position sur l’alcool a évolué : « Depuis que l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré que l’alcool est cancérigène, je n’en bois plus et je n’en donne plus, car je ne veux pas donner le cancer aux gens », affirme-t-il fermement.
Ses recommandations se traduisent par trois interdits clairement définis : pas de vin, pas de viande rouge et pas de beurre. Il préconise de remplacer la viande rouge, facteur de risque de cancer du côlon et potentiellement nocive pour le système cardiovasculaire, par du poisson et d’autres protéines animales. Quant au beurre, il est préférable de l’utiliser avec parcimonie et de privilégier l’huile d’olive.
Concernant le jeûne intermittent, le professeur Garattini adopte une approche pragmatique. Il estime que l’heure des repas est moins importante que la quantité totale de nourriture ingérée : « Ce n’est pas si important quand on mange, c’est la quantité totale qui compte. On peut même manger 5 fois par jour, à condition que le total soit relativement faible. On peut manger 3 ou 5 fois par jour, c’est ce que l’on mange qui compte : des fruits et légumes, du pain complet et des pâtes si possible », souligne-t-il.
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