Publié le 30 décembre 2025 à 19h38. Le corps d’une triathlète américaine disparue en mer au large de la Californie a été retrouvé samedi. L’attaque d’un requin est suspectée, malgré le port d’un dispositif de dissuasion par la victime.
- Le corps d’Erica Fox, 55 ans, a été identifié sur la plage de Davenport, à environ 100 kilomètres au sud de San Francisco.
- La triathlète a disparu le 21 décembre alors qu’elle nageait avec son mari près de Lovers Point, à Pacific Grove.
- Des témoins ont rapporté avoir vu un requin avec ce qui semblait être un corps humain dans sa gueule.
La disparition d’Erica Fox avait déclenché d’importantes recherches menées par la Garde côtière, la police de Pacific Grove, les pompiers de Monterey, le bureau du shérif et Cal Fire. Pendant quinze heures, plus de 155 kilomètres (84 milles marins) de zone maritime ont été explorés sans succès. C’est finalement, cinq jours après l’arrêt des opérations, que le corps a été découvert et formellement identifié par la famille grâce aux vêtements portés par la victime, a indiqué son père à ABC News.
Erica Fox, cofondatrice du groupe de nage en haute mer Kelp Krawlers basé à Monterey Bay, était une nageuse expérimentée. Ironiquement, elle avait déclaré en 2022, après une attaque de requin dans la même région, qu’elle se sentait « plus vulnérable à vélo que dans l’eau ». Elle avait également souligné, dans une interview accordée à The Independent, que
« Quiconque entre dans l’eau entre immédiatement dans un pays étranger. »
Erica Fox, triathlète
L’incident a semé l’inquiétude au sein de la communauté des nageurs. Sharen Carey, membre de Kelp Krawlers, a confié au Telegraph qu’elle ne savait pas si d’autres membres du club oseraient à nouveau se baigner dans ces eaux.
En raison de cet événement tragique, les plages de Lovers Point (Pacific Grove), McAbee et San Carlos (Monterey) ont été fermées au public jusqu’à la fin de ce mardi, ont annoncé les autorités locales, selon Mercury News. Malgré le port d’un bracelet anti-requin, l’hypothèse d’une attaque est privilégiée, renforcée par le témoignage d’un autre nageur qui aurait aperçu un requin portant un corps dans sa gueule, selon le garde-côte Christopher Sappey.
