Publié le 7 décembre 2025 à 06h09. Le gouvernement indonésien vise à rendre accessible financièrement la future voiture nationale, avec un prix de vente inférieur à 300 millions de roupies indonésiennes (IDR) – un segment de marché déjà bien occupé par de nombreux constructeurs.
- Le ministre coordonnateur des Affaires économiques, Airlangga Hartarto, a souligné l’importance de l’accessibilité financière pour la voiture nationale.
- Plusieurs marques proposent actuellement des modèles à moins de 300 millions de roupies indonésiennes, notamment Toyota, Honda, Daihatsu, Suzuki, Mitsubishi, Chery, BYD, Wuling, Hyundai et Jaecoo.
- La concurrence portera sur le prix, mais aussi sur l’attrait spécifique que la voiture nationale pourra offrir.
Jakarta – Le gouvernement indonésien s’est fixé pour objectif de lancer une voiture nationale fabriquée localement, en veillant à ce que son prix reste abordable pour la majorité de la population. Une étude récente a confirmé que le segment de marché des véhicules à moins de 300 millions de roupies indonésiennes (environ 18 500 euros au taux de change actuel) est le plus porteur, représentant la part de marché la plus importante. Cette observation a conduit le gouvernement à privilégier l’accessibilité financière comme un critère essentiel pour le projet.
Selon Airlangga Hartarto, ministre coordonnateur des Affaires économiques, l’accessibilité financière est un véritable défi :
« Nous avons vérifié sur le terrain que Gaikindo est désormais le plus grand, la plus grande part de marché est celle des voitures de moins de 300 millions IDR, donc cela est également poussé par le gouvernement, de sorte que l’accessibilité financière est un défi. »
Airlangga Hartarto, ministre coordonnateur des Affaires économiques
La concurrence sera rude. De nombreux constructeurs proposent déjà des modèles dans cette gamme de prix. Toyota, par exemple, commercialise la Calya (à partir de 169,6 millions IDR), l’Avanza (entre 243 et 280,8 millions IDR), le Rush (certaines versions à moins de 300 millions IDR) et plusieurs variantes de la Raize (entre 242,2 et 293,9 millions IDR). Toyota propose même une version hybride de la Veloz à 299 millions IDR.
Honda n’est pas en reste, avec la Brio (entre 170,4 et 258,2 millions IDR), le WR-V (entre 280,7 et 290,7 millions IDR) et la variante d’entrée de gamme du BR-V (297,3 millions IDR). Daihatsu propose l’ensemble de sa gamme (Ayla, Sigra, Rocky, Xenia, Sirion, Terios, Luxio, Gran Max) dans cette fourchette de prix. Suzuki propose la S-Presso (moins de 200 millions IDR), l’Ertiga (à partir de 236,1 millions IDR) et plusieurs variantes de la XL7 et de la Fronx à moins de 300 millions IDR.
Mitsubishi propose la Xpander avec plusieurs versions à moins de 300 millions IDR, tandis que Chery propose le Tiggo Cross (entre 259,5 et 299,9 millions IDR). Le constructeur chinois BYD se positionne également sur ce segment avec son modèle électrique Atto 1 (entre 199 et 235 millions IDR). Enfin, Wuling propose des modèles comme le Formo, le Confero S, le Cortez S, l’Alvez, ainsi que les versions électriques Air EV et BinguoEV. Hyundai propose le Cartenz X et le Creta, tandis que Jaecoo propose le J5 (entre 249,9 et 299,9 millions IDR).
Pour réussir, la future voiture nationale devra donc se démarquer non seulement par son prix compétitif, mais aussi par des caractéristiques spécifiques qui la rendront attractive pour les consommateurs indonésiens.
