Le film de 12 minutes sensibilise à la situation des cygnes muets
Le cygne muet, élégant et délicat, plus souvent associé au ballet qu’au monde naturel, n’est pas considéré comme une menace pour l’écosystème. Après avoir constaté la mort de plusieurs cygnes dans un étang près de son domicile, Catherine Gropper, dramaturge, militante environnementale, a découvert qu’une politique de restriction de la population de cygnes muets était en cours dans l’État de New York. Passionnée par ces oiseaux, elle a réalisé un film de 12 minutes, Voix de muette, afin de sensibiliser le public à leur sort.
Considérés comme une espèce envahissante, les cygnes muets figurent sur la liste des espèces ciblées par le Département de l’Environnement de l’État de New York (DEC). “Mais ils ne sont pas invasifs”, affirme Gropper. “C’est simplement un prétexte.” Grâce à son expérience dans le théâtre, elle savait que l’actrice Jane Alexander partageait son intérêt pour les espèces aviaires. Après avoir réussi à concilier leurs agendas, Gropper a pu interviewer Alexander dans son appartement.
« Je ne crois pas que nous apprécions pleinement la beauté que la nature nous offre. La nature nous nourrit spirituellement. Nous sommes tous interconnectés. C’est ce qu’on appelle la biodiversité », explique Alexander, dont la présence est marquante dans le film. Dell Cullum, un environnementaliste de Long Island, ajoute : « Nous devrions célébrer l’abondance de cette espèce sur l’est de Long Island. La mort n’est la solution à aucun problème. »
Fabien Cousteau, rencontré par Gropper à Sag Harbor, poursuit la tradition de son grand-père Jacques Cousteau en évoquant les espèces aquatiques : « Nous traitons les eaux de notre planète comme une ressource infinie et comme une décharge. Le DEC devrait plutôt s’attaquer aux jet-skis. Le véritable problème n’est pas celui des cygnes muets, mais celui des pesticides et des polluants. »
La solution, selon Alexander, est simple : « Ne tuez pas la faune. Nous devons gérer les populations. Nous devons trouver des moyens innovants de restaurer les habitats que nous avons, après tout, détruits. »
