Home Affaires1 « règle » de retraite à repenser en 2026 et un dividende de 10,9 % qui change les calculs

1 « règle » de retraite à repenser en 2026 et un dividende de 10,9 % qui change les calculs

by Amélie Bernard

Des millions d’épargnants pourraient compromettre leur avenir financier en se basant sur des règles de pouce dépassées pour préparer leur retraite. Ces calculs simplistes, bien qu’utiles de prime abord, peuvent s’avérer dangereux selon la situation personnelle de chacun.

La fameuse « règle des 25 » en est un exemple frappant. Elle préconise d’avoir économisé l’équivalent de 25 années de dépenses annuelles avant de prendre sa retraite. Pour un retraité envisageant des dépenses annuelles de 40 000 € (environ 43 000 $), cela signifie accumuler un capital de 1 million d’euros. Un objectif ambitieux, voire irréaliste pour beaucoup.

Prenons l’exemple d’un investisseur gagnant 100 000 $ par an et épargnant 20 % de ses revenus. En supposant un rendement moyen de 8,5 % sur les marchés boursiers, il lui faudrait plus de 29 ans pour atteindre ce seuil. Un délai qui peut sembler long pour les jeunes, et insuffisant pour les plus âgés, alimentant ainsi un sentiment d’anxiété injustifié.

Or, William Bengen, l’auteur de cette règle, a lui-même revu ses estimations. Initialement basé sur un taux de retrait sécurisé de 4 % – nécessitant donc un capital équivalent à 25 années de dépenses – il a actualisé ce chiffre à 4,7 % en 2022, ce qui correspond désormais à un ratio d’environ 21,27. Bien que plus réaliste, ce modèle reste fondé sur des hypothèses spécifiques.

Une alternative plus intéressante réside dans les fonds à capital fixe (CEF). Ces fonds sont conçus pour transformer les rendements historiques des marchés boursiers – autour de 8,5 % – en un revenu régulier, permettant aux retraités de remplacer leur salaire.

Le Fonds d’actions Liberty All-Star (NYSE : USA), par exemple, détient des actions de grandes entreprises américaines telles que Microsoft, Apple, Amazon, Wells Fargo et Broadcom. Au moment de l’écriture de ces lignes, ce fonds affiche un rendement actuel de 10,6 %. Sur cette base, un investisseur n’aurait besoin que d’environ 943 397 $ d’économies, soit un délai d’environ 17,5 ans pour atteindre son objectif, contre 29 ans avec la règle des 25.

Certains investisseurs critiquent les CEF, craignant que ces rendements élevés ne soient pas durables. Il est vrai que les dividendes versés par ces fonds fluctuent en fonction de la valeur liquidative sous-jacente. Cependant, le fonds Liberty All-Star (USA) a versé en moyenne 82,4 cents par action et par an sur les 39 dernières années, représentant environ 11,6 % de son prix de 7,13 $ en 1987.

Malgré les fluctuations du marché – la fin de la guerre froide, la bulle internet, la crise immobilière de 2008, la pandémie de Covid-19 – ce fonds a permis aux investisseurs de maintenir leur liberté financière. Et surtout, en réinvestissant les dividendes, les rendements obtenus sont considérables : un gain de 1 840 % sur plusieurs décennies, grâce à la capacité du fonds à transformer les bénéfices en dividendes, utilisables pour les dépenses ou pour accroître le capital.

Les CEF, comme Liberty All-Star (USA), offrent donc une solution potentielle pour une retraite plus rapide et plus sereine.

Divulgation : Brett Owens et Michael Foster sont des investisseurs axés sur le revenu, spécialisés dans la recherche d’actions et de fonds sous-évalués sur les marchés américains.

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