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10 histoires qui ont façonné l’éducation internationale en Australie

Publié le 22 décembre 2025 09h00. L'année 2025 a été marquée par des changements significatifs dans le secteur de l'éducation internationale en Australie, entre la reconduction du gouvernement travailliste, l'augmentation des frais de visa et la mise en…

10 histoires qui ont façonné l’éducation internationale en Australie

Publié le 22 décembre 2025 09h00. L’année 2025 a été marquée par des changements significatifs dans le secteur de l’éducation internationale en Australie, entre la reconduction du gouvernement travailliste, l’augmentation des frais de visa et la mise en place d’une nouvelle commission de surveillance de l’enseignement supérieur.

  • Le gouvernement travailliste d’Anthony Albanese a obtenu un second mandat, apportant une certaine stabilité au secteur.
  • Les frais de visa étudiant ont grimpé à 2 000 AUD (environ 1 300 €), devenant les plus élevés au monde.
  • Une nouvelle Commission australienne de l’enseignement supérieur (ATEC) a été créée pour centraliser la planification et la réglementation du secteur.

La reconduction du gouvernement travailliste australien aux élections fédérales a levé l’incertitude quant à un changement de politique, notamment concernant les plafonds d’inscription des étudiants internationaux et les frais de visa. Si cette continuité a été accueillie avec soulagement par certains, elle a également suscité des interrogations quant à l’orientation future du secteur. De nombreux acteurs se demandent si cette stabilité se traduira par une plus grande certitude ou, au contraire, par une approche plus restrictive.

En juillet, Julian Hill a été nommé ministre adjoint chargé de l’éducation internationale, un poste clé pour le secteur. Il a rapidement mis l’accent sur la nécessité de protéger l' »intégrité » du système, en particulier en ce qui concerne la conformité des visas. Hill a multiplié les rencontres avec les acteurs du secteur, notamment lors d’un webinaire exclusif avec The PIE News.

L’un des événements marquants de l’année a été l’augmentation des frais de visa étudiant à 2 000 AUD (environ 1 300 €), un niveau sans précédent qui a fait de l’Australie la destination la plus coûteuse au monde en matière de visa étudiant. Cette hausse a provoqué un débat animé sur la compétitivité du pays et a particulièrement inquiété le secteur ELICOS (cours d’anglais intensifs pour étudiants étrangers), qui craint que des prix plus élevés ne découragent les étudiants souhaitant suivre des formations de courte durée.

La fermeture du Perth International College of English a illustré les difficultés rencontrées par les petits prestataires, confrontés à des marges faibles et à un environnement réglementaire en constante évolution. Cette situation a mis en lumière la vulnérabilité de ces établissements face à l’augmentation des frais de visa et au durcissement des conditions d’admission.

Parallèlement, le gouvernement australien a introduit une législation visant à créer la Commission australienne de l’enseignement supérieur (ATEC). Cette nouvelle entité, qui a débuté ses activités en mode intérimaire en juillet 2025, devrait devenir pleinement opérationnelle en 2026. L’ATEC aura pour mission de centraliser la planification et la réglementation de l’enseignement post-secondaire, y compris l’éducation internationale, marquant ainsi un changement majeur dans la gouvernance du secteur.

Le plafond d’inscription des étudiants internationaux a été porté à 295 000 places, offrant une certaine flexibilité aux universités et aux prestataires. Cependant, des questions subsistent quant à la gestion de ces limites à long terme et à la répartition des bénéfices.

Le PIE Live Asia Pacific 2025 a offert un espace de discussion et de réflexion pour les acteurs du secteur, leur permettant d’échanger sur les tendances émergentes et de reconnaître les contributions des leaders qui façonnent l’éducation internationale. Les Lifetime Impact Awards ont mis en lumière le travail de personnalités ayant consacré des décennies à l’avancement de l’éducation internationale.

Une directive ministérielle 115 a remplacé la directive 111 concernant le traitement des visas étudiants. Bien que visant à améliorer l’intégrité et l’efficacité, la nouvelle directive reflète en grande partie son prédécesseur, avec quelques ajustements, notamment l’introduction d’une troisième catégorie de priorité pour les prestataires qui dépassent de plus de 15 % leurs allocations pour les débuts d’études à l’étranger (NOSC).

Enfin, les réformes éducatives australiennes ont été approuvées par le Parlement à la fin de l’année 2025, devenant ainsi loi. Ces changements incluent une définition juridique plus large d’un agent éducatif et des pouvoirs ministériels accrus. Si l’objectif est d’améliorer l’intégrité du système, certaines parties prenantes ont exprimé des préoccupations lors des consultations, l’attention se portant désormais sur la manière dont ces réformes seront mises en œuvre dans la pratique.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.