Lors de cette Coupe du monde 2026, dix nations africaines font partie des participants, un record historique rendu possible par l’élargissement de la compétition à 48 équipes. Cette présence accrue, portée par les revendications de la CAF, expose désormais une réalité complexe où les performances des sélections varient radicalement d’un pays à l’autre.
L’expansion de la FIFA et la nouvelle représentativité de l’Afrique
Le passage de la compétition à 48 équipes a transformé la structure même du tournoi, et selon Le Grand Continent, aucun continent n’a autant profité de cette réforme que l’Afrique. Alors que l’édition au Qatar ne comptait que 5 places pour le continent, l’organisation actuelle en offre 9 de manière directe.
Une dixième place a été obtenue par la République démocratique du Congo suite à sa victoire lors d’un match de barrage contre la Jamaïque en mars dernier. Cette évolution répond à une demande de longue date de la CAF, qui jugeait la répartition précédente injuste face à la CONMEBOL, laquelle disposait de 4 places plus un barrage pour seulement 10 membres.
La FIFA justifiait historiquement cet écart par le palmarès des nations, soulignant que l’Amérique du Sud avait remporté 9 Coupes du monde contre seulement 3 demi-finales pour l’Afrique. Toutefois, le continent a prouvé sa progression en atteignant sa première demi-finale lors des éditions précédentes.
Des trajectoires opposées : au-delà du mythe d’un bloc africain
L’analyse des performances actuelles montre qu’il est erroné de traiter les nations africaines comme un groupe homogène. Comme le souligne RDS, chaque sélection suit une trajectoire distincte qui déconstruit l’idée d’un bloc monolithique.
Le contraste est frappant entre les différentes nations présentes :
- Le Maroc fait preuve de maturité, s’installant durablement dans le haut niveau avec des matchs de grande qualité contre le Brésil et l’Écosse.
- Le Cap-Vert impose un nouveau style de jeu basé sur la possession et des passes propres, refusant de simplement subir face à des adversaires comme l’Espagne ou l’Uruguay.
- Le Sénégal traverse une période difficile, marquée par une défaite 3-2 contre la Norvège et des problèmes d’organisation interne liés aux contrats et aux primes.
- La Tunisie subit un véritable naufrage avec deux défaites consécutives par quatre buts d’écart, entraînant le limogeage de son entraîneur.
- La Côte d’Ivoire occupe une position intermédiaire, capable de séquences intenses face à l’Allemagne, mais incapable de transformer ces moments en victoires.
Records de buteurs et interruptions climatiques majeures
Parallèlement aux enjeux continentaux, l’édition 2026 est marquée par des performances individuelles historiques. Le Grand Continent rapporte que Lionel Messi a dépassé Miroslav Klose pour devenir le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde avec 18 réalisations. Kylian Mbappé a quant à lui égalé le record de 16 buts, tandis qu’Erling Haaland est devenu le sixième joueur à marquer lors de ses deux premières apparitions dans le tournoi.
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La compétition a également été perturbée par des conditions météorologiques extrêmes. Lors de la rencontre entre la France et l’Irak, un orage a forcé l’application du protocole de sécurité américain. En raison de la détection d’éclairs dans un rayon de 13 kilomètres, le match a été suspendu, transformant la mi-temps en une attente de 131 minutes avant la reprise.
Vers un sacre historique du continent ?
La question de la capacité d’une nation africaine à remporter le titre est au centre des débats. Le podcast Potos Goal, diffusé par RTS, explore cette possibilité alors que le niveau global du continent ne cesse de progresser.

Les prochains jours seront décisifs pour la suite du parcours des sélections africaines. Le calendrier prévoit notamment des confrontations majeures, dont le match entre le Ghana et l’Angleterre, ainsi que la rencontre entre la République démocratique du Congo et la Colombie. Ces matchs détermineront si la présence accrue de l’Afrique dans ce tournoi élargi se traduira par un succès historique ou si le plafond de verre des grandes compétitions reste intact.
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