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STRASBOURG (France) (-) – Le premier tribunal des droits de l’homme d’Europe a jugé jeudi que la France avait le droit de remettre des amendes suspendues aux militants climatiques pour avoir volé des portraits officiels du président des mairies pour démontrer en 2019.
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Onze manifestants avaient déposé un appel auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, arguant que la France avait entravé leur droit à la liberté d’expression.
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Mais la CEDH a constaté que la France n’avait pas interféré avec les militants s’exprimant et que la procédure judiciaire pourrait en fait être considérée comme «faisant partie de leur stratégie de communication».
Les amendes suspendues de 200 à 500 euros (230 $ à 590 $) avaient été parmi les «sanctions les plus indulgentes possibles» et donc non disproportionnée, a ajouté le tribunal basé dans la ville française de Strasbourg.
Toutes les mairies de France affichent le portrait du président, avec Emmanuel Macron le montrant perché sur le bord de son bureau avec deux téléphones portables et les mémoires du héros de la résistance française et président d’après-guerre Charles de Gaulle derrière lui.
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Le groupe derrière les vols de portraits 2019, Action non violente COP21 (ANV-COP21), a affirmé que 130 photos avaient été volées à travers la France cette année-là.
Ils ont dit que c’était leur «devoir moral» d’agir face à ce qu’ils ont appelé l’inaction du gouvernement de Macron sur le changement climatique.
Les 11 plaignants de l’affaire CEDH avaient épuisé toutes les avenues légales en France, des tribunaux inférieurs à la Cour suprême, dans trois affaires distinctes après avoir volé des portraits à Paris et deux autres endroits dans l’est de la France.
La plus haute juridiction de la France a, depuis l’incident de 2019, il a toutefois changé sa position.
En 2023, il a approuvé l’acquittement d’un autre groupe de militants sur le vol du tableau du président, faisant valoir que cela n’avait pas été une attaque contre sa dignité et que le changement climatique était un sujet «d’intérêt général».
Il a ajouté que les images officielles de Macron ne valaient que 8,90 euros (10 $), le cadre non inclus.
D’autres défendeurs ont depuis été acquittés dans des cas similaires.
Les critiques avaient ciblé le portrait de Macron avant 2019.
En octobre 2017, les maires de la région centrale de Creuse ont renversé sa photo afin que Macron ait fait face au mur, pour protester contre les coupes des budgets des collectivités locales et les pertes d’emplois.
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