Le journaliste des droits de l’homme (JHR) Soudan a fermement condamné la décision des autorités soudanaises de bloquer les appels vocaux et vidéos sur WhatsApp vendredi.
Le Soudan du JHR a déclaré dans une déclaration que l’action constitue une “violation claire et directe des droits de l’homme garantis à l’international”. L’organisation a souligné que le blocage des appels WhatsApp constitue une violation claire des droits fondamentaux garantis par les lois nationales et les conventions internationales.
Selon JHR, le Soudan a ratifié l’Alliance internationale sur les droits civils et politiques (article 19), qui garantit le droit à la liberté d’expression et à recevoir et à transmettre des informations. Il a également ratifié la carte africaine sur les droits des humains et des personnes (article 9, paragraphe 1), qui établit le droit de tous pour accéder aux informations. Il a également ratifié la déclaration de principes sur la liberté d’expression et l’accès à l’information en Afrique le 10 novembre 2019.
“Limiter l’accès aux supports de communication numérique avec des compétences audio et vidéo est une grave violation de ces droits, sape le noyau des libertés fondamentales des citoyens et constitue une étape significative vers l’imposition d’une panne moyenne complète”, a souligné la déclaration du JHR du Soudan.
L’organisation a observé que l’interdiction ne répond pas aux normes internationales qui permettent des restrictions spécifiques sur certains droits dans des cas exceptionnels. Que ces restrictions doivent être nécessaires pour faire face à une menace spécifique, proportionnée à elle, spécifie en termes de temps et de lieu, sur la base de raisons juridiques claires et transparentes et sous réserve d’une supervision judiciaire indépendante. Cependant, selon JHR, la décision actuelle n’est pas inférieure à ces normes, car des justifications techniques ou publiques suffisantes n’ont pas été fournies et que sa durée et sa portée géographique n’ont pas été spécifiées, ce qui concerne de sérieuses préoccupations qui seront utilisées comme outil de censure et de répression plutôt que de maintenir la sécurité.
JHR a également averti de graves répercussions humanitaires et le développement de l’interdiction. Parmi les conflits renforcés en cours au Soudan, la communication numérique est devenue une “ligne de vie pour les communautés locales, les travailleurs humanitaires et les familles séparées”.
“La distinction ou la limitation de ces moyens à ce moment critique représente une menace directe pour la vie des civils, y compris les malades, les personnes déplacées et les réfugiés, et constitue un obstacle à la coordination des opérations d’urgence et de la réponse humanitaire et une violation flagrante des principes humanitaires internationaux qui garantissent le droit d’accès à l’aide et aux services essentiels”, a ajouté la note.
Le Soudan du JHR a souligné l’impact négatif de l’interdiction sur les réfugiés soudanais et non interne, disant que les Soudanais qui vit à l’étranger, y compris des millions de réfugiés, sont basés sur WhatsApp comme principal moyen de communication avec leurs familles au sein du pays.
“L’interdiction pourrait interrompre l’ancre du salut de la famille et le contact humain entre les familles séparées de la guerre, augmente leur anxiété et leur détresse psychologique et interrompre les efforts de soutien, les envois de fonds et aide à atteindre ceux qui ont besoin à l’étranger”, a déclaré le Soudan du JHR.
Entre l’effondrement institutionnel et le manque de services, WhatsApp est devenu un outil vital utilisé par les citoyens pour rechercher des personnes qui ont disparu et partagent leurs photos et informations. Ces efforts de la communauté ont contribué à réunir certaines familles qui ont perdu le contact pendant le déplacement ou les bombardements.
Le Soudan du JHR a invité les autorités soudanaises à révoquer immédiatement l’interdiction des services audio et de communication vidéo en ligne, garantir la possibilité d’un appel légal contre ces décisions et à fournir un mécanisme de supervision judiciaire indépendant.
L’organisation a également invité les Nations Unies, l’Union africaine et les organisations internationales pour les droits de l’homme pour intervenir de toute urgence et exercer une pression sur les autorités soudanaises pour respecter leurs obligations internationales pour les droits de l’homme.
Le JHR a souligné que la continuation de ces “consolidés et tricly un modèle dangereux de restrictions numériques et sape les efforts pour atteindre la justice, la paix et la stabilité au Soudan”.
L’organisation a invité la presse soudanaise, la société civile et toutes les forces actives à “élever la voix contre cette mesure arbitraire et à résister à travers tous les moyens légitimes, y compris le défi en utilisant techniquement un VPN (réseau privé virtuel), ce qui permet ainsi une connexion sûre et cryptée avec Internet et des garanties.”
JHR a également recommandé aux utilisateurs de WhatsApp au Soudan d’utiliser un programme antivirus complet pour assurer le niveau de sécurité le plus élevé possible et a invité tous les professionnels à contribuer à la propagation de la culture de la sécurité et de la protection numérique.
La déclaration s’est terminée par un appel explicite pour que les gens se soient prononcés contre la décision de bloquer les appels vocaux et les vidéos sur WhatsApp.
“Il s’agit d’une décision arbitraire qui limite et supprime la liberté d’expression et d’informations et nécessite des frais financiers injustes au-delà de la capacité des utilisateurs d’Internet au Soudan”, a conclu JHR Soudan.
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