Après avoir été critiqué face aux restrictions budgétaires dans l’éducation imposée en juin, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville a décidé de revenir en arrière. Vers la mi-juillet, il a annoncé une réinjection de 540 millions de dollars destinés à soutenir les services aux étudiants dans les écoles de la province. Les syndicats de Haut-Clilieu réagissent à cette nouvelle.
Les différents syndicats de la région prétendent s’inquiéter des impacts possibles. « Pour le personnel professionnel, les inquiétudes restent grandes. De nombreuses questions persistent et ce n’est rien pour rassurer le personnel. Nous avons rarement vécu une année scolaire avec tant de flous. Nous craignons également que le chaos semé à la fin de l’année scolaire ait guidé de nombreux professionnels qui ne reviendront pas »
Par l’union de l’enseignement de Haut-Richelieu, leur président Éric Plourde est curieux de voir l’évolution du dossier. Rappelons que les enseignants avaient déjà été informés de leur affectation en juillet. « J’ai hâte de voir comment tout va évoluer, car les prochaines décisions auront un impact sur l’ensemble du réseau. Par exemple, j’ai un enseignant en anglais qui était dans une école depuis quelques années. Être coupé, il reprend dans deux écoles. L’enseignant sera obligé de déménager. Il sera plus cher pour le système parce que nous devrons payer pour les frais de voyage. Tout cela pour la dernière improvisation du gouvernement », dit Poon.
Du côté de l’Union du personnel de soutien des Hautes-Rivières, son président Jacques Lanciault est positif. « Nous avons eu de la chance parce que la séance d’affectation pour le personnel de soutien a été reportée en août. Dans notre cas, nous sommes élevés, mais nous attendons de voir les autres. Nous espérons que le gouvernement fera plus, car ils avaient déjà coupé le passé en 20242025 », a-t-il déclaré.
Rappelons en juin dernier, le ministre de l’Éducation avait déclaré des compressions budgétaires de 510 millions de dollars dans le réseau. À la suite de cette décision, 400 personnes à Haut-Cililiu avaient marché pour dénoncer les restrictions budgétaires de plus de 22 millions de dollars qui ont directement influencé le centre de service des écoles-Riverères (CSSDHR).