Publié le 26 septembre 2025. À six semaines du scrutin, la campagne municipale montréalaise peine à susciter l’enthousiasme, avec près de la moitié des électeurs qui n’ont toujours pas fait leur choix, un phénomène qui inquiète les observateurs.
- Près de 50 % des Montréalais sont encore indécis quant à leur vote pour les élections municipales.
- Le sondage Léger-TVA-Le Journal révèle un intérêt pour les élections, mais un manque d’enthousiasme pour les candidats.
- Les responsabilités des maires ont considérablement augmenté, nécessitant des personnalités fortes pour négocier avec les gouvernements supérieurs.
La campagne électorale montréalaise semble avoir du mal à décoller. À un mois et demi du jour J, un sondage Léger révèle que 47 % des électeurs de la métropole ne savent toujours pas pour qui voter. Un chiffre qualifié d’historique par Sébastien Dallaire, vice-président directeur de l’équipe de l’est du Canada pour la firme de sondage. Cette indécision contraste fortement avec la situation à Québec, où la campagne a pris de l’ampleur bien avant la date officielle.
Pourtant, l’intérêt pour les élections municipales à Montréal demeure élevé. Selon le sondage Léger-TVA-Le Journal, les deux tiers des répondants se disent intéressés par le scrutin. L’absence de candidats charismatiques semble être un facteur clé de cette hésitation. Soraya Martinez Ferrada, cheffe d’Ensemble Montréal, arrive en tête avec à peine 20 % des intentions de vote, suivie de Luc Rabouin, de Projet Montréal, avec 11 %.
Les difficultés à attirer des candidats d’envergure en politique sont de plus en plus souvent évoquées. La violence et la virulence des réseaux sociaux sont citées comme des freins importants pour de nombreuses personnalités. Sans remettre en question la qualité des candidats en lice, il est clair qu’ils ne parviennent pas à inspirer les citoyens montréalais.
Le rôle des maires a considérablement évolué au fil des ans. Ils ne sont plus seulement responsables de la gestion des services municipaux de base, comme la collecte des déchets et le déneigement. Ils doivent désormais s’attaquer à des enjeux complexes tels que le logement, l’itinérance, l’environnement et les relations internationales. Nos grandes villes ont donc besoin de leaders capables de négocier efficacement avec les gouvernements provinciaux et fédéraux et de défendre les intérêts de leurs citoyens.
Le poids politique de Montréal est crucial pour l’ensemble du Québec. Un taux de participation électoral faible, comme celui observé en 2021 (38,7 %, contre 44,8 % en 2017), pourrait affaiblir cette influence. Il reste encore six semaines avant le vote. Il est donc essentiel que la campagne s’anime et que les candidats parviennent à mobiliser les électeurs.
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