Publié le 28 septembre 2025 à 04:01:00. La 45e Ryder Cup, disputée à Farmingdale, New York, a été marquée par un comportement de certains spectateurs jugé inacceptable et une atmosphère de plus en plus éloignée des valeurs traditionnelles du golf, selon l’analyste Michael Bamberger.
- Des chants profanes et des huées ont perturbé le jeu de Rory McIlroy et Shane Lowry.
- L’auteur critique la taille excessive de l’événement et le manque de confort pour les spectateurs souhaitant simplement regarder le golf.
- Il remet en question le système de sélection des capitaines et plaide pour un retour à des critères plus méritocratiques.
L’ambiance sur le parcours de Bethpage Black a été qualifiée de « sauvagement mal placée » par Michael Bamberger, qui déplore une dérive vers un spectacle excessif au détriment du jeu lui-même. L’analyste estime que la Ryder Cup, initialement une compétition d’équipe passionnante, est devenue une simple exposition pour les droits de vantardise, loin de l’esprit sportif qui devrait la caractériser.
Les incidents les plus marquants ont concerné Rory McIlroy, accueilli par des chants profanes dès le premier trou de la session de l’après-midi, et Shane Lowry, harcelé par des chronomètres verbaux alors qu’il s’apprêtait à effectuer un coup délicat. Bamberger s’interroge sur l’effet contre-productif de tels agissements, estimant qu’ils ne font que motiver davantage les joueurs visés.
« Quand votre équipe est traîner par un touché (et Pat) dans un match de golf, vous devriez pouvoir entendre un tee tomber d’une poche. »
Michael Bamberger
Au-delà du comportement des spectateurs, Bamberger critique également l’organisation de l’événement, qu’il juge trop vaste et peu adaptée aux amateurs de golf souhaitant profiter pleinement du spectacle. Il souligne que de nombreux spectateurs se retrouvent à regarder le jeu sur des écrans géants plutôt que sur le parcours, ce qui dénature l’expérience.
L’auteur remet également en question le système de sélection des capitaines, estimant que les six choix accordés à chaque capitaine sont excessifs. Il propose de revenir à un système plus simple, avec un nombre limité de choix basés sur le mérite sportif. Il suggère également de donner plus d’autonomie aux joueurs, en leur permettant de prendre davantage de décisions par eux-mêmes.
Bamberger conclut en soulignant que la Ryder Cup ne devrait pas être considérée comme une guerre, mais comme une compétition sportive amicale. Il appelle le PGA d’Amérique à revenir sur la bonne voie et à rétablir un équilibre entre le spectacle et le jeu.
Michael Bamberger accueille vos commentaires à [email protected]
“>
Sur le même sujet
