Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

« Ce n’est pas seulement une question de l’économie, mais surtout des gens » – BaJour

Bâle-Ville a clairement dit oui à l'initiative « Zämme in Europe », confirmant ainsi l'attachement du canton à des relations solides avec l'Union européenne. Ce vote est perçu comme un signal fort à l'aube de décisions cruciales concernant…

« Ce n’est pas seulement une question de l’économie, mais surtout des gens » – BaJour

Bâle-Ville a clairement dit oui à l’initiative « Zämme in Europe », confirmant ainsi l’attachement du canton à des relations solides avec l’Union européenne. Ce vote est perçu comme un signal fort à l’aube de décisions cruciales concernant les relations bilatérales entre la Suisse et l’UE.

Sarah Wyss, figure de proue de cette initiative, s’est dite soulagée par le résultat. « Cela montre une fois de plus que Bâle entretient des liens stables avec l’Europe, ce qui est particulièrement important pour l’avenir », a-t-elle déclaré. Elle voit dans ce vote un encouragement pour les prochaines étapes, notamment les débats concernant l’initiative de 10 millions de francs et le nouveau paquet de mesures bilatérales.

« Nous pouvons maintenant nous appuyer sur ce résultat pour les votes à venir. Les discussions seront ardues et très spécifiques, mais le travail que nous avons accompli jusqu’à présent sera précieux », a-t-elle ajouté.

L’initiative « Zämme in Europe » est d’autant plus significative qu’elle consacre, pour la première fois dans la Constitution de Bâle-Ville, la volonté d’entretenir des relations bonnes et stables avec l’UE – une disposition unique parmi les constitutions cantonales suisses. « Cela souligne l’importance cruciale de l’UE pour notre canton, non seulement sur le plan économique, mais aussi social, culturel et pour l’ensemble de la vie quotidienne », a souligné Sarah Wyss.

Elle a également insisté sur l’interdépendance entre la politique cantonale et la politique nationale en matière de relations avec l’UE. « Bâle-Ville dépend de la politique nationale et doit s’assurer d’entretenir de bonnes relations avec l’UE pour son économie, sa société, sa culture, pour tout. »

Au-delà de l’Europe, les résultats des votes nationaux ont suscité des réactions contrastées. Sarah Wyss s’est dite surprise par le rejet de l’E-ID (identification électronique), une mesure pourtant soutenue par l’ensemble des partis au Parlement. « Je suis très étonnée que l’E-ID ait rencontré autant de résistance, car il était considéré comme une nécessité pour garantir une identification numérique sûre », a-t-elle confié.

Concernant l’abolition de la valeur de l’auto-location, elle a exprimé sa déception face à la tendance actuelle, estimant que le résultat ne reflétait pas l’opinion de la population bâloise, majoritairement locataire (environ 80%). « Nous n’avons pas réussi à convaincre les électeurs de la pertinence de nos arguments », a-t-elle admis.

Sarah Wyss a reconnu que les doutes concernant la sécurité des données et le caractère volontaire de l’E-ID ont pu alimenter le scepticisme. « La numérisation reste un sujet délicat, et il est compréhensible que certaines personnes, en particulier celles qui ne sont pas familières avec les nouvelles technologies, puissent avoir des appréhensions. » Elle a conclu en soulignant la nécessité d’analyser les raisons de ce résultat inattendu.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.