Plus de 1 700 personnes ont péri en République démocratique du Congo (RDC) lors de la plus rapide épidémie d’Ebola jamais enregistrée, selon les données publiées mardi, avec 3 802 cas confirmés et 1 707 décès.
La situation actuelle de l’épidémie
La plus rapide épidémie d’Ebola jamais enregistrée en République démocratique du Congo a entraîné plus de 1 700 décès, avec 3 802 cas confirmés selon les données du gouvernement datant de mardi. Cette épidémie, déclarée le 15 mai, est liée au virus Bundibugyo, pour lequel aucun vaccin ou traitement n’est approuvé. Les données récentes de l’Afrique CDC indiquent que l’épidémie a désormais touché cinq provinces (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé et Tshopo), affectant 49 zones de santé, et constitue la plus grande épidémie d’Ebola jamais enregistrée en RDC.
L’Afrique CDC a précisé que la transmission est soutenue par l’insécurité, le déplacement des populations, la mobilité et les déplacements transfrontaliers, qui compliquent les opérations de réponse et augmentent le risque de propagation géographique.
Ebola kills 1,700 in eastern Congo in fastest-growing outbreak
Les défis de la réponse

La réponse à cette épidémie est freinée par plusieurs obstacles, notamment les retards dans la traçabilité des contacts, les difficultés d’accès aux zones touchées, la méfiance des communautés et les violences des groupes armés. L’Afrique CDC a souligné que la transmission est soutenue par l’insécurité, le déplacement des populations, la mobilité et les déplacements transfrontaliers, qui compliquent les opérations de réponse et augmentent le risque de propagation géographique. Deux essais cliniques pour des traitements de prophylaxie post-exposition sont en cours dans la province d’Ituri. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, doit arriver à Kinshasa aujourd’hui et visiter Bunia plus tard cette semaine.
Les mesures prises et les obstacles
Les équipes de santé ont lancé des essais cliniques sur deux traitements possibles pour le virus Bundibugyo, tandis que des campagnes de sensibilisation sont menées pour lutter contre les pratiques funéraires traditionnelles, souvent à risque. « Les corps des défunts sont souvent touchés, ce qui est très contagieux », a souligné Dr. Jean Kaseya, selon le CBC. Des attaques contre les centres de santé ont perturbé les efforts de réponse. Le CBC rapporte que les partenaires internationaux ont dû se relocaliser après une attaque dans la zone de Nyakunde, empêchant le suivi et la traçabilité.
Ebola disease caused by Bundibugyo virus
Les conséquences et les prochaines étapes
Les autorités locales et internationales recommandent une surveillance accrue, car le risque de propagation reste élevé.
Les réactions et les inquiétudes locales
Des travailleurs de la santé, comme ceux de Mongbwalu, ont menacé de prendre des mesures si leurs salaires n’étaient pas versés, soulignant les difficultés de la réponse locale. « Si rien n’est fait dans les 24 heures, nous escaladerons notre action », a-t-on dit, selon le India Today. Le virus a également touché la ville de Kisangani, l’une des plus grandes villes du pays, selon le source 4.
Ebola outbreak kills over 1700 in eastern Congo as
Les autorités congolaises, en collaboration avec les partenaires internationaux, ont déclaré que l’épidémie est désormais la plus grande jamais enregistrée en RDC. L’Afrique CDC a précisé que les cas ont augmenté de manière exponentielle, avec un doublement des cas tous les 28 jours. Le 30 juillet 2026, une semaine de rapport a enregistré le plus haut nombre de cas (567) et de décès (296) jamais enregistrés, soulignant la rapidité de la transmission. Les efforts de réponse sont également compliqués par la déclaration de la RDC comme « zone de conflit », ce qui rend les opérations de santé plus difficiles.
Les autorités de l’Ouganda ont déclaré qu’elles étaient libres d’Ebola après la sortie du dernier patient en milieu de juin. Cependant, la menace d’une propagation transfrontalière persiste, avec des mesures de surveillance accrue aux frontières. L’OMS a également souligné que le virus Bundibugyo, qui n’a pas de vaccin ou de traitement approuvés, rend la situation plus difficile à contrôler. Les efforts de vaccination sont limités par l’absence de vaccins spécifiques, et les campagnes de sensibilisation visent à renforcer la confiance des communautés dans les mesures de santé publique.
Les défis logistiques et sécuritaires sont exacerbés par l’insécurité dans la région, avec des attaques contre les structures de santé et des obstacles à l’accès aux zones touchées. Les équipes de réponse doivent naviguer dans des zones contrôlées par des groupes armés, ce qui complique les opérations de traçage et de vaccination.
Le gouvernement congolais a appelé à une coordination renforcée avec les organismes internationaux pour accélérer la réponse. La communauté internationale a été invitée à soutenir les efforts de réponse, en particulier dans les zones les plus touchées. Les autorités locales et les ONG ont également souligné la nécessité d’une réponse rapide et coordonnée pour éviter une propagation supplémentaire.
En résumé, l’épidémie d’Ebola en RDC représente une crise sanitaire sans précédent, avec des défis multiples liés à la propagation rapide, à l’insécurité et à la méfiance des communautés. Les efforts de réponse nécessitent une mobilisation accrue de ressources et une coordination internationale pour freiner l’épidémie et sauver des vies.
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