Publié le 29 septembre 2025 à 19h49. Le Hamas est face à un ultimatum : accepter un plan de cessez-le-feu détaillé, négocié sous l’égide américaine, ou s’exposer à une intensification du conflit et à une intervention militaire déterminée.
- Un accord de 20 points propose un arrêt immédiat des combats en échange de la libération de tous les otages détenus à Gaza.
- Le plan prévoit une aide humanitaire massive, la reconstruction de Gaza et une transition vers une gouvernance palestinienne réformée.
- L’ancien président américain Donald Trump se positionne comme garant de l’accord et pourrait diriger un conseil international supervisant la mise en œuvre.
Washington a présenté au Hamas une proposition de cessez-le-feu ambitieuse, dont les détails ont été révélés. L’accord, fruit de négociations intenses, est désormais entre les mains du mouvement palestinien, qui doit se prononcer rapidement. Selon les termes de la proposition, la guerre prendrait fin immédiatement après la libération de tous les otages, vivants ou décédés, dans un délai de 72 heures. Les forces israéliennes se retireraient ensuite vers des lignes convenues, permettant le déploiement d’une aide humanitaire à grande échelle.
Le plan prévoit également la libération de 250 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité, ainsi que de 1 700 autres détenus arrêtés après le 7 octobre 2023, incluant toutes les femmes et les enfants. En contrepartie, Israël récupérerait les dépouilles des otages décédés, et pour chaque corps restitué, les restes de 15 Palestiniens décédés seraient également rendus à leurs familles.
Un point particulièrement sensible de l’accord concerne l’avenir de Gaza. Le plan exclut toute occupation ou annexion israélienne du territoire. Il prévoit la mise en place d’une administration transitionnelle palestinienne, apolitique et technocratique, supervisée par un organisme international baptisé le “Board of Peace”. Ce conseil serait dirigé par Donald Trump, épaulé par d’autres chefs d’État, dont l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. L’objectif est de garantir une gouvernance efficace et de préparer le terrain pour une éventuelle reprise en main par l’Autorité palestinienne de Ramallah, après une profonde réforme.
Donald Trump a insisté sur l’urgence de la situation, soulignant que le Hamas a subi de lourdes pertes dans son leadership.
« Maintenant, il est temps pour le Hamas d’accepter les termes de l’accord que nous avons mis en avant. C’est un autre type de Hamas maintenant, car leur leadership a été tué trois fois »
Donald Trump, président des États-Unis
Il a également appelé les États arabes à exercer leur influence sur le Hamas pour l’inciter à accepter l’accord.
Le plan initialement composé de 21 points a été modifié suite à une promesse d’Israël de ne plus bombarder le Qatar, après un attentat visant des dirigeants du Hamas à Doha. Benjamin Netanyahu a présenté ses excuses à l’émir du Qatar pour cet incident.
En cas de refus du Hamas, Israël se verrait donner un soutien total de la part des États-Unis pour “terminer le travail”, selon les termes de Donald Trump, ce qui implique une offensive militaire à grande échelle. Néanmoins, l’espoir d’une issue positive demeure, notamment grâce aux efforts de médiation du Qatar et aux contacts entre les États arabes et le Hamas.
L’accord prévoit également un plan de développement économique ambitieux pour Gaza, avec la création d’une zone économique spéciale et l’attraction d’investissements étrangers. Il est souligné que personne ne sera contraint de quitter Gaza, et que ceux qui le souhaitent pourront le faire librement. La sécurité de Gaza serait assurée par une force internationale temporaire (ISF), en collaboration avec les forces de police palestiniennes, sous la supervision de l’Égypte et de la Jordanie.
Le point 19 de l’accord, qui évoque une “voie crédible vers l’autodétermination et l’État palestinien”, reste un sujet délicat. Il est reconnu que l’aspiration du peuple palestinien à un État propre est légitime, mais la mise en œuvre de cette perspective est subordonnée à des progrès significatifs sur le terrain et à la réforme de l’Autorité palestinienne.
Selon les termes de l’accord, Israël assumera initialement la responsabilité de la sécurité à Gaza, avant de la transférer à la force internationale. Des rumeurs évoquent la possible participation de la Turquie et de l’Indonésie à cette force, mais Israël se montre prudent quant à l’implication d’États arabes.
En définitive, le Hamas se trouve à la croisée des chemins : accepter un accord qui pourrait mettre fin au conflit et ouvrir la voie à un avenir meilleur pour Gaza, ou faire face à une escalade militaire aux conséquences imprévisibles.
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