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Netanyahu dit qu’il n’est pas d’accord avec l’État palestinien

Publié le 30 septembre 2025 à 06h55. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé son opposition à la création d'un État palestinien, malgré la présentation d'un nouveau plan de paix par l'administration américaine, suscitant des réactions mitigées…

Netanyahu dit qu’il n’est pas d’accord avec l’État palestinien

Publié le 30 septembre 2025 à 06h55. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé son opposition à la création d’un État palestinien, malgré la présentation d’un nouveau plan de paix par l’administration américaine, suscitant des réactions mitigées et l’incertitude quant à l’acceptation du Hamas.

  • Benjamin Netanyahu a déclaré ne pas avoir accepté la création d’un État palestinien lors de ses entretiens avec Donald Trump.
  • Le plan de paix américain prévoit un cessez-le-feu, un échange d’otages et de prisonniers, et un retrait israélien de Gaza.
  • L’Égypte et le Qatar ont transmis les détails du plan au Hamas, qui a promis de l’examiner.

Lors d’une conférence de presse commune à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien a clairement indiqué qu’il n’envisageait pas la création d’un État palestinien.

« Pas du tout, et cela ne figure pas dans l’accord. Une chose a été clairement établie : nous nous opposerons fermement à un État palestinien. »

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien

Il a également précisé que l’armée israélienne maintiendrait une présence significative à Gaza, même après la mise en œuvre du plan de paix proposé par l’administration Trump.

Selon Netanyahu, l’opération militaire israélienne vise à libérer tous les otages détenus par le Hamas et à démanteler les capacités militaires du groupe.

« Nous récupérerons tous nos otages, sains et saufs, tandis que les forces israéliennes resteront dans la majeure partie de la bande de Gaza. »

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien

Le plan de paix américain, composé de 20 points, prévoit un cessez-le-feu immédiat, un échange d’otages détenus par le Hamas contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël, un retrait israélien de Gaza et le désarmement du Hamas. La Maison Blanche a publié ce document, espérant mettre fin au conflit qui ravage la région.

Donald Trump a affirmé que les négociations étaient « au-delà de très proches » d’un accord de paix, tout en avertissant le Hamas que les États-Unis soutiendraient pleinement Israël si les militants rejetaient son offre.

« Ils étaient au-delà de très près d’un accord de paix insaisissable pour le territoire palestinien. »

Donald Trump, Président américain

L’Égypte et le Qatar ont joué un rôle de médiateur en transmettant le plan de paix au Hamas, qui a déclaré l’examiner « de bonne foi ». Cette réaction prudente laisse entrevoir une possible ouverture aux négociations, bien que le groupe palestinien n’ait pas encore pris de décision ferme.

Le plan de l’administration Trump, préparé pendant plusieurs mois, envisage également un Gaza démilitarisé, sous administration internationale initiale, avec une sécurité assurée par Israël avant d’être confiée à une force de maintien de la paix internationale, potentiellement composée de pays de la région et d’États musulmans comme l’Indonésie et la Turquie. Des pays du Golfe seraient prêts à investir massivement dans la reconstruction de Gaza, sans forcer les habitants à se déplacer.

En contrepartie, le Hamas serait censé se désarmer et se dissoudre, ses dirigeants bénéficiant d’un sauf-conduit et ses combattants d’une amnistie s’ils renoncent à la violence. L’ONU reprendrait les opérations d’aide humanitaire, et le plan ouvrirait la voie à la création d’un État palestinien.

Plusieurs pays, dont l’Égypte, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Jordanie, les Émirats arabes unis, la Turquie, l’Indonésie et le Pakistan, ont publié une déclaration conjointe saluant le plan de paix. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a également exprimé son soutien à l’initiative américaine. Points clés de la proposition de paix américaine pour Gaza

En Irlande, le Taoiseach (Premier ministre) a accueilli favorablement le plan de paix, appelant le Hamas à « déposer les armes » et soulignant l’inacceptabilité de la souffrance à Gaza. Il a également tempéré les attentes, rappelant que les processus de paix sont souvent longs et complexes.

« Nous avons besoin d’un cessez-le-feu. La souffrance à Gaza est inadmissible. Elle doit s’arrêter. Trop d’enfants sont abattus. Israël doit s’arrêter. Le Hamas doit s’arrêter. »

Taoiseach irlandais

Le Tánaiste (vice-Premier ministre) a également salué le plan, tout en reconnaissant qu’il n’était pas parfait, notamment en ce qui concerne le manque de détails sur une solution à deux États.

« Aucun plan de paix n’est jamais parfait, mais un plan de paix est requis – quelque chose qui arrêtera les attentats, arrêtera les tueries, arrêtera la famine, libérera les otages et fournira un chemin pour que le peuple palestinien ait son propre État. »

Tánaiste irlandais

Le conflit actuel a été déclenché le 7 octobre 2023 par une attaque du Hamas contre Israël, qui a fait 1 219 morts, principalement des civils, selon les chiffres officiels israéliens. L’offensive israélienne qui a suivi a causé la mort de 66 055 Palestiniens, également en grande majorité des civils, selon les autorités sanitaires de Gaza, dont les chiffres sont considérés comme fiables par les Nations Unies.

Reportages supplémentaires de Sean Whelan et Jackie Fox

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.