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Les bas salariés peuvent dépenser jusqu’à 33% des revenus pour des aliments sains

Publié le 30 septembre 2023 12:19:00. Une part croissante du budget des familles à faibles revenus en Irlande est désormais consacrée à l'alimentation, les contraintes financières les poussant à privilégier des produits moins nutritifs, selon une nouvelle étude…

Les bas salariés peuvent dépenser jusqu’à 33% des revenus pour des aliments sains

Publié le 30 septembre 2023 12:19:00. Une part croissante du budget des familles à faibles revenus en Irlande est désormais consacrée à l’alimentation, les contraintes financières les poussant à privilégier des produits moins nutritifs, selon une nouvelle étude de SafeFood.

  • Les familles à faible revenu dépensent jusqu’à 33 % de leurs revenus hebdomadaires pour un panier alimentaire sain.
  • Les coûts alimentaires sont plus élevés pour les foyers avec des adolescents que pour ceux avec des enfants plus jeunes.
  • Les familles dépendant des aides sociales consacrent une plus grande proportion de leurs revenus à l’alimentation que celles où un adulte est employé.

Une famille moyenne composée de deux parents bénéficiant d’aides sociales et de deux enfants, dont l’aîné est au lycée, dépense ainsi 198 € par semaine pour son alimentation, ce qui représente un tiers de son revenu disponible. Pour un foyer monoparental dépendant des prestations sociales et comprenant deux enfants d’âge scolaire, le coût hebdomadaire s’élève à 122 €, soit 28 % du revenu. Ce chiffre est 12 % plus élevé que pour un foyer où l’adulte est employé et perçoit le salaire minimum national.

L’étude, menée par SafeFood, a analysé le coût d’un panier alimentaire minimum essentiel pour six types de ménages, en tenant compte de l’inflation alimentaire de 2024. Elle révèle que les retraités dépensent entre 72 € (pour une personne seule) et 90 € (pour un couple) par semaine pour une alimentation saine.

Ces chiffres interviennent dans un contexte d’inflation des prix alimentaires en Irlande, qui a atteint un pic de 5 % en août dernier, selon les données du Central Statistics Office (CSO). SafeFood souligne que les familles à faible revenu ont tendance à bien manger, mais que cette situation peut entraîner une surpondération et des problèmes de santé associés, tels que les maladies cardiaques et le diabète de type 2.

Selon le Dr Aileen McGloin, directrice de la nutrition chez SafeFood, les achats de produits alimentaires préparés sont souvent la seule marge de manœuvre budgétaire pour les familles avec enfants.

« Nombre de familles sont contraintes de choisir des aliments moins chers, et souvent moins nutritifs, pour respecter leur budget alimentaire. C’est une tendance très préoccupante. Cette recherche confirme systématiquement la difficulté pour les familles à faible revenu de concilier le coût d’un panier alimentaire équilibré avec la nécessité de satisfaire d’autres besoins et dépenses. »

Dr Aileen McGloin, directrice de la nutrition, SafeFood

L’étude a pris en compte les choix alimentaires réels des ménages, en se basant sur des menus qu’ils ont eux-mêmes constitués, en tenant compte de leurs goûts et de leurs besoins sociaux (réceptions, anniversaires, etc.). Ces paniers alimentaires ont ensuite été évalués par des nutritionnistes pour vérifier leur conformité aux recommandations nutritionnelles, puis leur coût a été calculé.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.