Publié le 30 septembre 2025 16:26:00. La République tchèque durcit les conditions d’entrée pour les citoyens russes détenant des passeports diplomatiques ou de service non accrédités, une mesure dénoncée par Moscou comme une « innovation folle ». Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes liées au conflit en Ukraine et à la politique de sanctions de l’Union européenne.
- La République tchèque interdit l’entrée sur son territoire aux détenteurs de passeports diplomatiques et de service russes non accrédités.
- Moscou critique vivement cette initiative, la qualifiant de mesure excessive.
- Prague dément avoir délivré des visas touristiques russes par des voies détournées.
Le ministère russe des Affaires étrangères examine actuellement les nouvelles restrictions d’entrée annoncées par la République tchèque. La porte-parole du ministère, Maria Zakharova, a réagi en qualifiant ces mesures de
« innovation folle »
Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères
et a promis une évaluation plus détaillée dans les prochains jours.
L’annonce de ces restrictions a été faite le 30 septembre par le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Lipavski, sur le réseau social X. La mesure s’applique à tous les aéroports internationaux du pays.
Ces nouvelles restrictions interviennent alors que des accusations avaient circulé, notamment relayées par la chaîne Telegram Shot, selon lesquelles Prague aurait accordé des visas touristiques à des citoyens russes en utilisant des prétextes fallacieux. L’ambassade tchèque à Moscou a fermement démenti ces allégations, précisant que la délivrance de visas touristiques aux ressortissants russes reste suspendue. La République tchèque a en effet instauré, en février 2025, une interdiction indéfinie des visas touristiques et des permis de séjour pour les citoyens russes et biélorusses, dans le cadre des sanctions imposées par l’Union européenne.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique de sanctions de l’UE visant à exercer une pression sur la Russie et le Bélarus suite à l’invasion de l’Ukraine.
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