Washington tarde à officialiser l’élection de la démocrate Adelita Grijalva au Congrès, suscitant des accusations de blocage politique lié à un vote potentiel sur la publication des dossiers liés à Jeffrey Epstein. L’obstruction, selon ses alliés, priverait le sud de l’Arizona d’une représentation cruciale au moment des négociations budgétaires fédérales.
À retenir
- L’investiture d’Adelita Grijalva, élue dans le 7e district de l’Arizona, est retardée par le président de la Chambre, Mike Johnson.
- Les démocrates suspectent un lien avec un vote à venir sur la divulgation des dossiers concernant Jeffrey Epstein, pour lequel Grijalva s’est engagée à fournir le 218e vote nécessaire.
- Ce retard prive les électeurs du sud de l’Arizona d’une voix au Congrès et d’une participation aux discussions budgétaires en cours.
Contexte
Adelita Grijalva, actuellement superviseure du comté de Pima, a remporté une élection spéciale pour représenter le 7e district de l’Arizona à la Chambre des représentants. Elle s’est rendue à Washington DC la semaine dernière pour prêter serment, mais le président de la Chambre, Mike Johnson, a annoncé qu’il reporterait cette formalité au mois d’octobre, malgré l’assermentation rapide d’autres élus récemment. Cette décision contraste avec la pratique habituelle, et soulève des interrogations quant aux motivations de Johnson.
La députée Grijalva a exprimé publiquement ses préoccupations sur le réseau social X : « Le fait que le sud de l’Arizona soit traité différemment soulève de sérieuses questions sur les motivations politiques – d’autant plus que je me suis engagée à devenir la 218e signature de la pétition de décharge pour forcer un vote sur les dossiers d’Epstein. » Elle a ajouté : « Chaque jour que le président Johnson retarde est un autre jour où les Arizonans du Sud se retrouvent sans voix au Congrès et sans services essentiels au district. Avec les négociations budgétaires fédérales qui se produisent maintenant, notre communauté mérite un siège à la table – pas une obstruction partisane. »
Ce qui change
L’absence d’Adelita Grijalva au Congrès empêche le district qu’elle représente de participer pleinement aux débats et aux décisions, notamment en ce qui concerne le budget fédéral. La pétition de décharge, qui vise à forcer un vote sur la publication des dossiers d’Epstein, nécessite 218 signatures pour être examinée. L’assermentation de Grijalva permettrait d’atteindre ce seuil.
La députée Yassamin Ansari a déclaré : « Ce n’est pas une coïncidence. Si Adelita Grijalva est assermentée au Congrès comme elle devrait l’être immédiatement, elle serait la signature finale nécessaire pour faire voter pour toute la Chambre des représentants. »
La Chambre avait initialement prévu une session pro forma mardi dernier, mais elle a été annulée par Mike Johnson, ce qui a incité Katherine Clark, responsable démocrate, à lui adresser une lettre demandant des explications sur ce retard. Dans sa missive, Clark a souligné que tout retard dans l’assermentation de Grijalva « prive inutilement ses constituants de représentation et remet en question si le motif derrière le retard est d’éviter davantage la libération des fichiers d’Epstein ».
Le bureau de Mike Johnson a répondu à Fox 10 que l’assermentation de la députée Grijalva aura lieu lorsque la Chambre reprendra ses travaux en octobre, conformément à la procédure habituelle.
Prochaines étapes
La prochaine session de la Chambre est prévue le 7 octobre, mais Adelita Grijalva a exprimé son incertitude quant à la garantie qu’elle sera assermentée à cette date. Les démocrates continueront vraisemblablement à faire pression pour qu’elle puisse prendre ses fonctions rapidement.
Sources
Lettre de Katherine Clark à Mike Johnson.
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