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Le rapport sur la fiducie numérique du PwC en 2026 rapporte les drapeaux des drapeaux, iiot et talents comme principaux défis de cybersécurité

Publié le 2 octobre 2025 à 06h11. Une nouvelle étude de PwC révèle que les entreprises sont confrontées à des défis croissants en matière de cybersécurité, notamment un manque de personnel qualifié et des lacunes dans la gouvernance…

Le rapport sur la fiducie numérique du PwC en 2026 rapporte les drapeaux des drapeaux, iiot et talents comme principaux défis de cybersécurité

Publié le 2 octobre 2025 à 06h11. Une nouvelle étude de PwC révèle que les entreprises sont confrontées à des défis croissants en matière de cybersécurité, notamment un manque de personnel qualifié et des lacunes dans la gouvernance des systèmes opérationnels (OT) et de l’internet industriel des objets (IIoT), alors que les investissements dans la gestion des cyber-risques augmentent face à l’instabilité géopolitique.

  • Près de la moitié des dirigeants (47 %) citent le manque de personnel qualifié comme principal obstacle à la sécurisation des systèmes OT et IIoT.
  • 60 % des organisations augmentent leurs investissements dans la gestion des cyber-risques en raison de la volatilité géopolitique, mais seulement 6 % ont pleinement mis en œuvre toutes les mesures de sécurité des données.
  • L’intelligence artificielle (IA) émerge comme un outil clé pour combler les lacunes en matière de compétences, mais les organisations peinent à l’opérationnaliser en raison d’un manque de connaissances et de compétences.

Le rapport « Global Digital Trust Insights 2026 » de PwC, basé sur une enquête menée auprès de 3 887 dirigeants d’entreprises et de technologies entre mai et juillet 2025, met en évidence une prise de conscience croissante des risques cybernétiques, mais aussi des difficultés à y faire face efficacement. Un tiers des participants (33 %) représentent des grandes entreprises avec un chiffre d’affaires annuel d’au moins 5 milliards de dollars. Les secteurs les plus représentés sont les services financiers (21 %), la fabrication industrielle et l’automobile (21 %), les technologies de l’information, les médias et les télécommunications (19 %), ainsi que la vente au détail et la consommation (16 %).

L’étude révèle que le risque géopolitique est en train de remodeler les stratégies de cybersécurité, avec 60 % des dirigeants classant les investissements dans ce domaine parmi leurs trois principales priorités. Cependant, la résilience reste un chantier en cours : la moitié des dirigeants estiment que leurs organisations sont au mieux « quelque peu capables » de faire face à des attaques ciblées, et seulement 6 % se disent pleinement confiants dans leurs défenses.

Les dépenses en cybersécurité sont souvent mal réparties, avec 67 % des organisations investissant équitablement dans des mesures proactives (surveillance, évaluations, tests, contrôles) et réactives, alors que l’approche idéale consisterait à privilégier les mesures proactives (24 % seulement). Cette stratégie peut s’avérer plus coûteuse et plus risquée à long terme.

L’IA, et notamment l’IA agentique, est perçue comme une solution prometteuse pour renforcer la sécurité, avec des cas d’utilisation envisagés dans la sécurité du cloud, la protection des données, la cyber-défense et les opérations. Parallèlement, l’informatique quantique représente une menace émergente, mais moins de 10 % des organisations la priorisent dans leurs budgets, et seulement 3 % ont commencé à mettre en œuvre des mesures de sécurité post-quantique.

La pénurie de talents en cybersécurité continue de peser sur les progrès, incitant 53 % des organisations à privilégier l’IA et les outils d’apprentissage automatique pour combler les lacunes en matière de compétences. Les services gérés spécialisés émergent également comme une solution stratégique pour accéder à une expertise et à une capacité accrues. Les services gérés sont considérés comme des accélérateurs, permettant de compenser le manque de compétences tout en apportant rapidité, flexibilité et expertise spécialisée.

Les principaux obstacles à la sécurisation des systèmes OT et IIoT, selon les répondants, sont les lacunes en matière de compétences et de ressources (47 %), le manque de segmentation du réseau entre les environnements OT/IIoT et informatique (41 %), le manque de compréhension de la portée du cyber-risque OT/IIoT (40 %) et le manque de gouvernance et de responsabilité claire (39 %). Un financement insuffisant et un soutien limité de la direction sont également des freins importants (38 %).

Selon Avinash Rajeev, responsable Cyber, Data and Tech Risk chez PwC US,

« Notre enquête montre que les dirigeants d’entreprises américaines considèrent la cybersécurité comme une priorité stratégique majeure à une époque de changement technologique rapide et d’incertitude géopolitique. »

Avinash Rajeev, responsable Cyber, Data and Tech Risk, PwC US

Brett Leatherman, directeur adjoint du FBI, Cyber Division, souligne l’importance de maîtriser les fondamentaux de la cybersécurité :

« Dans un paysage de menace défini par les adversaires étatiques et les groupes de cybercriminels de plus en plus sophistiqués, la résilience dépend de la maîtrise des fondamentaux : l’identité et la gestion de l’accès, la segmentation du réseau, la sécurisation des environnements cloud, la gestion des risques tiers et la construction de plans de réponse robustes. »

Brett Leatherman, directeur adjoint du FBI, Cyber Division

Nick Godfrey, directeur principal et chef mondial du bureau du CISO pour Google Cloud, ajoute :

« Passer de la défense réactive à la résilience proactive est une véritable occasion pour les dirigeants de stimuler la croissance des entreprises stratégiques. Cela nécessite un engagement en matière de collaboration et d’investissement, en utilisant des technologies puissantes comme l’IA et le cloud pour aider les équipes de sécurité à travailler plus intelligemment, pas seulement plus dur. »

Nick Godfrey, directeur principal et chef mondial du bureau du CISO, Google Cloud

Le rapport de PwC insiste sur la nécessité de traduire les risques cybernétiques complexes en termes commerciaux et de communiquer efficacement que la cybersécurité est une responsabilité partagée. Il souligne également l’importance d’adopter une approche sécurisée par conception et d’utiliser les données pour identifier et justifier les investissements en cybersécurité.

Enfin, le rapport met en garde contre le risque de retarder la transition vers la cryptographie post-quantique, qui pourrait exposer les données sensibles, les services d’authentification et les systèmes cryptographiques. Bien que la menace quantique ne soit pas immédiate, les délais de mise en œuvre sont longs et nécessitent une action précoce.

Les pénuries de compétences en cybersécurité continuent de freiner les progrès, en particulier dans le contexte de l’opérationnalisation de l’IA et de la préparation aux menaces de nouvelle génération. Les organisations explorent de nouvelles façons d’acquérir des compétences, notamment en investissant dans des outils d’IA (53 %), des outils d’automatisation de la sécurité (48 %), la consolidation des outils de cyber (47 %) et la formation ou la requalification du personnel (47 %).

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.