Publié le 2025-10-03 15:36:00. L’univers scintillant des showgirls, popularisé par Taylor Swift et son dernier album, semble s’imposer comme une source d’inspiration majeure dans la mode, influençant notamment la nouvelle collection de Mugler présentée à Paris.
- La collection «Stardust Aphrodite» de Mugler, première création de Miguel Castro Freitas en tant que directeur créatif, rend hommage à l’esthétique des showgirls.
- Des personnalités comme Elizabeth Berkley, star du film culte «Showgirls», et Pamela Anderson, ont assisté à la présentation de la collection dans un lieu insolite : un parking souterrain parisien.
- Si Freitas s’inspire de l’héritage de Mugler, il explore également des thèmes plus sombres et complexes, loin du glamour pur et simple.
L’influence des showgirls, ces artistes de scène emblématiques de Las Vegas, semble déborder du monde de la musique pour envahir les podiums. L’album «The Life of A Showgirl» de Taylor Swift a indéniablement contribué à ce regain d’intérêt, promettant une vague de paillettes et d’exubérance dans la mode. On peut même parler d’un raz de marée de strass, comme le souligne WWD.
Miguel Castro Freitas, qui a pris les rênes de Mugler, a marqué son entrée en matière avec une collection intitulée «Stardust Aphrodite». Pour cette première présentation, il a choisi un cadre atypique : un parking souterrain à Paris, transformé pour l’occasion en un espace dédié à la mode. L’événement a attiré une foule de célébrités, parmi lesquelles Elizabeth Berkley, l’actrice principale du film «Showgirls» (1995), un classique du cinéma indépendant américain, et Pamela Anderson, qui a arboré un look inspiré de son personnage de danseuse à la retraite dans «The Last Showgirl».
Ce choix esthétique n’est pas anodin. Thierry Mugler, le fondateur de la maison, était un pionnier dans l’art de fusionner la mode et le spectacle, notamment grâce à ses célèbres revues de cabaret, les «Mugler Follies». Freitas semble vouloir s’inscrire dans cette tradition, tout en apportant sa propre vision.
La marque avait déjà publié une collection capsule de pièces d’archives, rappelant l’attrait des créations vintage de Mugler, souvent portées par des stars comme Cardi B et Kim Kardashian. Cependant, Freitas a choisi de se concentrer sur l’héritage de couture de la maison. Ses silhouettes en sablier, dans des tons neutres de camel et de beige, évoquent les collections «insectes» de Mugler, mais aussi les expérimentations de Martin Margiela sur les mannequins en mobilier.
La collection se caractérise par des jupes en vinyle, des pantalons ajustés rehaussés de ceintures basses et rembourrées, et des bustiers qui mettent en valeur la silhouette. Freitas, comme Mugler, puise son inspiration dans l’âge d’or d’Hollywood, mais y ajoute une touche de glamour excentrique, à l’image de la coiffure à plumes extravagante portée par Linda Evangelista ou d’une robe nude ornée d’une jupe de plumes rappelant le style de Ginger Rogers.
Néanmoins, la collection de Freitas semble manquer de la célébration de la forme féminine et de la joie de vivre qui caractérisaient les créations de son prédécesseur, Casey Cadwallader. Ses incursions dans un glamour plus troublant, avec des seins apparents sous des hauts transparents et des robes découpées de manière suggestive, rappellent que derrière chaque fantasme se cache une part d’ombre. Même les showgirls, semble-t-il, peuvent ressentir un certain blues.