La comédienne Marilyn Castonguay se glisse dans la peau d’une sorcière excentrique dans Ma belle-mère est une sorcière, le nouveau film familial de la série Contes pour tous qui sortira en salles le 10 octobre, juste à temps pour Halloween.
Marilyn Castonguay avoue ne jamais avoir rêvé d’incarner une princesse. « C’est bien plus amusant de jouer une sorcière ! » lance-t-elle avec un rire. Dans ce long métrage, elle interprète Jeanne, une femme mystérieuse dont l’arrivée bouleverse la vie de Margot (Juliette Aubé), une jeune fille solitaire, après que Jeanne ait apparemment ensorcelé son père (Pierre-Yves Cardinal). Déterminée à préserver l’harmonie familiale, Margot fera tout pour éloigner Jeanne de son père.
L’actrice a été immédiatement séduite par la complexité de son personnage. « C’est une sorcière qui essaie de passer inaperçue, mais son apparence est complètement décalée, ce que j’adore. J’aime beaucoup interpréter des personnages qui sortent de l’ordinaire. Il était aussi important de lui donner une certaine humanité pour que le personnage reste crédible », explique-t-elle.
Ce rôle marque une nouvelle collaboration avec la série Contes pour tous, après sa participation à Mlle Bottine l’an dernier, aux côtés d’Antoine Bertrand et Marguerite Laurence. « Quand on participe à un Conte pour tous, on fait partie d’une histoire qui peut marquer plusieurs générations de jeunes spectateurs. Ce sont des films qui rassemblent vraiment les gens ! J’en ai fait deux de suite, et je crois que j’ai signé pour quatre ! », s’enthousiasme-t-elle.
Réalisé par Joëlle Desjardins Paquette (Rodéo), le film est basé sur un scénario de Christine Doyon et Dominic James (Coco ferme, Mlle Bottine), inspiré d’un récit de l’auteur américain Martin Bartlett. Les scénaristes ont mis du temps à trouver le ton juste pour aborder cette histoire initiatique, qui explore les thèmes de l’inclusion et des familles recomposées.
« Nous savions que nous avions un bon concept, mais un concept ne suffit pas à faire un film », souligne Christine Doyon. « Nous nous sommes longtemps demandé ce que nous voulions dire avec cette histoire. Finalement, nous avons créé un film sur l’acceptation de la différence et sur l’importance d’accepter les aspects de la vie que l’on ne peut contrôler pour découvrir qui l’on est vraiment. »
Ma belle-mère est une sorcière est le 27e film produit par Productions La Fête et le troisième depuis que Dominic James a repris les rênes de Rock Demers, relançant ainsi la tradition des Contes pour tous. Il s’agit également d’une des premières fois que la franchise explore le genre fantastique.
« Le côté fantastique commercial n’est pas souvent exploré au Québec », observe Dominic James. « Et c’est difficile à réaliser, honnêtement. Cela demande beaucoup de budget et d’effets visuels, et le public a déjà tout vu. Nous avons donc opté pour un film avec une touche de surréalisme et de magie, mais qui reste ancré dans des situations réalistes. Et il y a un réel engouement pour ce genre de films. Les gens qui l’ont vu nous disent : « Mon Dieu, ça fait du bien de voir ça au Québec ! » »