Gaza, le 4 octobre 2025 – L’espoir d’un cessez-le-feu à Gaza s’est ravivé ce samedi après que le Hamas a exprimé son accord partiel avec le plan de paix proposé par l’administration américaine, tout en appelant à de nouvelles négociations sur certains points clés. Malgré cet élan diplomatique, les bombardements israéliens se sont poursuivis sur la ville de Gaza, faisant craindre une escalade du conflit.
Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé que plus de 67 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre avec Israël. Parallèlement, le Hamas a indiqué être prêt à libérer les 48 otages restants, dont 20 seraient encore en vie, dans le cadre de l’accord négocié par le président américain Donald Trump.
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a salué cette ouverture comme une « opportunité vitale » pour mettre fin aux souffrances à Gaza. « Il s’agit d’une opportunité vitale pour toutes les parties et les États influents de poursuivre de bonne foi et de s’arrêter – une fois pour toutes – le carnage et la souffrance à Gaza, pour inonder la bande d’aide humanitaire, et d’assurer la libération des otages et de nombreux Palestiniens détenus », a déclaré son bureau.
Cependant, l’armée israélienne a averti les habitants de la ville de Gaza que la zone restait dangereuse et a continué ses opérations militaires, réalisant des dizaines de frappes aériennes et de bombardements d’artillerie durant la nuit, selon l’agence de défense civile de Gaza. Malgré l’appel du président Trump à cesser les bombardements, 20 maisons auraient été détruites dans ces frappes nocturnes.
L’accord proposé par Donald Trump prévoit la libération des otages, mais le Hamas insiste sur la nécessité de consultations supplémentaires concernant d’autres aspects du plan, notamment son éventuel désarmement et son retrait du territoire palestinien. Le Jihad islamique palestinien, allié du Hamas, a quant à lui approuvé la réponse du groupe au plan Trump, la considérant comme représentative de la position de la résistance palestinienne.
La situation a également suscité des manifestations de grande ampleur en Europe. L’Espagne, l’Italie et le Portugal se préparent à accueillir des rassemblements de protestation contre la guerre à Gaza. En Italie, plus de 2 millions de personnes ont participé vendredi à une grève générale en signe de solidarité avec les habitants de Gaza. En Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez a qualifié la destruction de Gaza de « génocide » et a demandé l’exclusion des équipes israéliennes des compétitions sportives internationales.
Par ailleurs, la Turquie a annoncé que 36 de ses citoyens, qui se trouvaient à bord de la flottille humanitaire interceptée par Israël en direction de Gaza, devraient rentrer au pays dans la journée. L’Égypte accueillera également une conférence réunissant les factions palestiniennes afin de discuter de l’avenir de la bande de Gaza après la fin du conflit, selon un haut responsable du Hamas.
Enfin, le chef de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, a salué la réaction positive du Hamas au plan Trump, estimant qu’un cessez-le-feu immédiat était désormais « à portée de main ». Les familles des otages israéliens ont également souligné l’importance d’une fin immédiate de la guerre pour assurer leur sécurité.