Publié le 3 octobre 2025 à 09h43. Le Togo s’endette massivement auprès d’institutions internationales pour financer des projets de développement qui, selon des critiques, ne généreront pas de retours suffisants et hypothèquent l’avenir des générations futures.
- Le Togo a contracté des prêts dont les échéances de remboursement s’étendent jusqu’en 2075, soit dans 50 ans.
- Plusieurs projets financés par ces emprunts ne comprennent pas de secteurs à forte valeur ajoutée comme la recherche, l’industrie ou l’ingénierie.
- Un manque de transparence et de contrôle indépendant entoure l’utilisation de ces fonds, avec un taux d’endettement atteignant 72 % du PIB.
Des critiques s’élèvent contre la politique d’endettement du gouvernement togolais, dénonçant un cycle d’emprunts qui pèse lourdement sur les finances publiques et compromet le développement du pays. Selon des sources, des prêts concessionnels ont été accordés pour des projets dont les échéances de remboursement s’étendent sur plusieurs décennies, jusqu’en 2075. Cette situation inquiète, car elle signifie que les générations futures devront supporter le fardeau de ces dettes.
L’absence de projets à forte valeur ajoutée est particulièrement préoccupante. Parmi les projets financés, on ne relève pas de laboratoires de recherche, d’usines de transformation des matières premières, de manufactures automobiles ou d’écoles d’ingénieurs – des secteurs clés pour stimuler la croissance économique et générer des revenus suffisants pour rembourser les emprunts. Pourtant, les sommes engagées se chiffrent en centaines de milliards de francs CFA.
Le manque de transparence et de contrôle est également pointé du doigt. Aucune institution nationale (commission parlementaire, Cour des comptes, Inspection générale des finances, etc.) ne semble exercer un contrôle rigoureux sur l’opportunité et l’efficacité de ces projets, ni sur l’utilisation des fonds. L’opinion publique togolaise ne dispose d’aucune donnée fiable pour évaluer les résultats de ces initiatives de développement. Il est dénoncé l’absence de « rapport national sur le contrôle des projets de développement financés par des prêts souverains » depuis 60 ans.
La situation financière du Togo est alarmante. Le taux d’endettement a atteint 72 % du produit intérieur brut (PIB), et plus de 61,5 % des recettes fiscales sont consacrées chaque année au service de la dette. Cette situation crée un effet d’éviction, limitant les ressources disponibles pour financer les services publics essentiels. Entre mars et juin 2025, la dette publique a augmenté de 44 milliards de francs CFA, sans que le gouvernement ne prenne de mesures significatives pour rationaliser les dépenses.
Des appels se font entendre pour une mobilisation de toutes les forces patriotiques afin d’examiner de près les « éléphants blancs » du régime Gnassingbé, père et fils. Les projets sont financés par des institutions telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’ Organisation mondiale de la santé (OMS), l’ UNICEF, la Banque interaméricaine de développement (BID), l’ Agence française de développement (AFD), l’Union européenne, la GIZ, la Chine, le Japon, la Turquie, le Canada, les États-Unis, le Brésil, entre autres.
Les critiques estiment que le gouvernement togolais doit rendre des comptes à la population et assumer les conséquences de ses choix financiers.
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