Publié le 7 octobre 2024 17h33. Un convoi transportant une centaine de militants italiens engagés dans une mission humanitaire en Ukraine a été pris sous le feu russe lors d’une attaque massive sur Lviv, forçant le train à reprendre son chemin vers la Pologne.
- Un train transportant 110 militants italiens a été ciblé par des bombardements russes près de Lviv.
- Les militants revenaient de Kharkiv après avoir mené des rencontres avec la société civile ukrainienne.
- Le convoi a repris sa route vers la frontière polonaise, et un journaliste du SIR se trouvait à bord.
Des militants italiens, membres du Mouvement européen pour l’action non-violente (Mean), ont vécu des heures de tension cette nuit alors que leur train, en provenance de Kiev, était pris sous le feu de l’artillerie russe près de Lviv. L’attaque, faisant partie d’une intensification des raids russes sur l’ouest de l’Ukraine, a visé le convoi alors qu’il se trouvait à proximité de la ville. Un journaliste de l’agence SIR (Servizio Italiano di Informazione Religiosa) se trouvait à bord et a témoigné des événements.
Selon les témoignages, les bombardements ont commencé dans la région de Jytomyr, environ trois heures après le départ de Kiev. Des explosions importantes ont ensuite été signalées près du train, dans la région de Lviv, accompagnées de tirs d’artillerie. Le convoi a finalement pu reprendre sa course et se dirige désormais vers la frontière polonaise.
La mission du Mean, qui a rassemblé 35 associations italiennes dont Azione Cattolica, Anci, MoVI, Masci, Agesci, Base Italia, Fondazione Gariwo, Piccoli Comuni del Welcome, Reti della Carità et Progetto Sud, avait pour objectif de rencontrer la société civile ukrainienne à Kharkiv. Des dizaines de réunions ont été organisées afin d’identifier les besoins réels de la population locale, déterminée à persévérer malgré sa proximité avec la frontière russe.
La mission a également bénéficié du soutien spirituel du nonce apostolique, qui a participé à une prière au cimetière de Kharkiv en compagnie des évêques catholiques, gréco-catholiques et de représentants orthodoxes, en mémoire des victimes de la guerre et pour la défense de la ville.
« Cela fait 13 200 jours que l’Ukraine défend le monde. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps que nécessaire. »
Marco Bentivogli, porte-parole de Mean