Publié le 7 octobre 2025 17h47. Une quinzaine de Français, dont l’eurodéputée Rima Hassan, ont été expulsés d’Israël après avoir participé à une mission humanitaire maritime vers Gaza, ravivant les tensions autour du blocus israélien de la bande de Gaza.
- Quatorze ressortissants français, membres de la flottille pour Gaza, sont arrivés à l’aéroport d’Orly après avoir été arraisonnés et expulsés par les autorités israéliennes.
- Des participants dénoncent des traitements dégradants lors de leur détention, tandis qu’Israël justifie son intervention par la violation d’une zone interdite.
- Plus de 470 personnes, issues de différentes nationalités, ont été interpellées au total lors de l’opération.
Les participants à la flottille Global Sumud, partie de Barcelone début septembre, avaient pour objectif de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza et de livrer de l’aide humanitaire. L’opération a été vivement critiquée par les organisateurs et des ONG de défense des droits humains, qui dénoncent un acte illégal.
À leur arrivée à l’aéroport d’Orly, les membres de la flottille ont été accueillis par une cinquantaine de soutiens brandissant des drapeaux palestiniens et scandant des slogans pro-palestiniens. L’eurodéputée Rima Hassan a affirmé avoir été agressée physiquement lors de son arrestation par la police israélienne. Amnesty International a également dénoncé des traitements violents infligés aux participants.
« On a été traités comme des animaux », a dénoncé Yacine Haffaf, chirurgien et président du comité de pilotage français de la Global Sumud Flotilla, à son arrivée à Orly. Il a précisé que, malgré un faible espoir de parvenir à livrer l’aide humanitaire, l’objectif principal de la mission était de sensibiliser l’opinion publique à la situation à Gaza.
Lyna Dabal, professeure en droit international et membre de la flottille, a également témoigné de conditions de détention difficiles. « Nous avons été privés de notre sommeil. Les gardiens frappaient à nos portes pour nous compter et nous recompter », a-t-elle relaté.
Israël accuse la flottille d’être liée au Hamas, le mouvement islamiste palestinien avec lequel il est en guerre depuis deux ans dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes affirment que les bateaux ont violé une zone maritime interdite et ont arrêté plus de 470 personnes à bord. Les expulsions ont débuté jeudi.
La flottille Global Sumud, composée d’une cinquantaine de navires, a été arraisonnée au large de l’Égypte et de la bande de Gaza entre mercredi et vendredi. Les organisateurs et Amnesty International dénoncent ces interpellations comme illégales.