Publié le 7 octobre 2024 à 16h35. Des graffitis à la peinture rouge ont visé le Palais Royal sur la place du Dam à Amsterdam, dans la nuit de dimanche à lundi, en signe de protestation contre la politique du maire Halsema concernant les commémorations palestiniennes.
- Le groupe d’action Palestine Action NL a revendiqué la responsabilité de l’acte de vandalisme.
- La maire Halsema a fermement condamné ces dégradations, les qualifiant de « scandaleuses et inacceptables ».
- La municipalité précise qu’aucune interdiction formelle de commémoration nationale n’a été émise, mais que la place du Dam est déjà réservée pour une autre manifestation.
Les faits se sont déroulés aux alentours de 5h30 du matin. Des images diffusées montrent de la peinture rouge projetée sur les escaliers et en direction du balcon du Palais Royal, un bâtiment emblématique de la capitale néerlandaise. Selon Palestine Action NL, cette action vise à dénoncer la décision de la maire Halsema d’empêcher une commémoration nationale en faveur de la Palestine.
Dans un communiqué publié sur Instagram, le groupe explique que le Palais Royal « symbolise des siècles de colonialisme néerlandais » et que la peinture rouge représente « le sang que l’État néerlandais a sur les mains ».
« Scandaleux et inacceptable. Aujourd’hui en particulier, c’est aussi une gifle pour tous ceux qui pleurent l’horrible attaque perpétrée par le Hamas il y a deux ans. »
Halsema, maire d’Amsterdam
Un porte-parole de la maire a cependant clarifié la situation, expliquant qu’une autre manifestation avait déjà été autorisée sur la place du Dam à la même heure. « Une autre manifestation avait déjà été enregistrée sur la place du Dam, ce qui signifie que cette manifestation pro-palestinienne ne peut pas avoir lieu sur la place du Dam à la même heure cet après-midi. Ils peuvent bien sûr manifester à un autre endroit. Ou plus tard sur la place du Dam. »
Ce n’est pas la première fois que des bâtiments publics et des monuments sont la cible de dégradations à la peinture rouge. En août dernier, le Monument National sur la place du Dam avait été recouvert de l’inscription « Plus jamais ça, c’est maintenant », rapidement effacée par les services municipaux. En mai, c’est l’Institut Royal Tropical qui avait subi les mêmes dégradations.