Édition française
En continu
---Advertisement---

Divertissement

«Les grands risques sont derrière nous»: le budget de 84 M$ de l’Espace Riopelle sera respecté, promet le MNBAQ

Le futur Espace Riopelle, un hommage au célèbre artiste québécois Jean Paul Riopelle, prend forme sur les terrains du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). La construction du nouveau pavillon, qui abritera notamment la fresque emblématique L’Hommage…

«Les grands risques sont derrière nous»: le budget de 84 M$ de l’Espace Riopelle sera respecté, promet le MNBAQ

Le futur Espace Riopelle, un hommage au célèbre artiste québécois Jean Paul Riopelle, prend forme sur les terrains du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). La construction du nouveau pavillon, qui abritera notamment la fresque emblématique L’Hommage à Rosa Luxemburg, respecte son budget initial de 84 millions de dollars canadiens et sera achevée le 7 octobre 2026, jour de ce qui aurait été le 103e anniversaire de l’artiste.

Lors d’une visite de chantier organisée mardi matin en présence des ministres Mathieu Lacombe et Jean-François Simard, le directeur général du MNBAQ, Jean-Luc Murray, a confirmé que le projet avançait sans accroc majeur.

« On touche du bois, mais les grands risques sont derrière nous. On voit l’entrepreneur toutes les deux semaines pour valider les travaux à venir et être certain qu’on respecte l’échéancier et le budget », a-t-il déclaré.

La structure, qui s’élèvera à plus de 23 mètres de hauteur sur quatre étages, sera dominée par le bois et le verre. Le dernier étage offrira une vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent, un élément cher à Riopelle.

Le niveau inférieur accueillera une exposition permanente de 130 toiles de Riopelle, ainsi que des œuvres d’autres artistes québécois de l’époque des automatistes. « Nous construisons autour de l’importance des artistes québécois. Ils n’ont pas juste été influencés par les artistes modernes. Ils les ont influencés », a souligné M. Murray.

L’architecte du projet, Éric Gauthier (Les architectes fabg), a expliqué que le choix du bois et du verre visait à refléter la personnalité de l’artiste. « Il a une géométrie complexe et dynamique, comme son œuvre, mais on pense que le bois est marquant. Nous n’aurions pas fait ça pour un autre espace muséal. Le paysage autour est aussi lié à son œuvre. »

La construction, qui emploie jusqu’à 85 ouvriers, a nécessité des précautions particulières pour protéger les œuvres d’art entreposées au sous-sol du pavillon Morisset. Malgré quelques incidents mineurs, aucune œuvre n’a été endommagée.

Une attention particulière a également été portée à la sécurité des oiseaux. Des motifs visibles ont été apposés sur les panneaux de verre des murs afin d’éviter les collisions, un détail d’autant plus pertinent compte tenu de la renommée de Riopelle pour ses peintures d’oies blanches.

À ce jour, plus de 55 % des travaux sont terminés. Le bâtiment comprendra 218 tonnes de bois d’épinette noire et 510 tonnes d’acier. Une fois achevé le 24 mars 2026, l’Espace Riopelle deviendra le cœur d’une « cité muséale » regroupant les pavillons Lassonde, Gérard-Morisset et Charles-Baillargé.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.