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Un navire iranien sanctionné décharge de l’urée au Brésil, selon les données du port

Publié le 9 octobre 2025 17h15. Un navire iranien, soumis à des sanctions américaines, a accosté au port de Santa Catarina, au Brésil, et a déchargé une importante cargaison d'engrais, soulevant des questions sur l'application des sanctions internationales…

Un navire iranien sanctionné décharge de l’urée au Brésil, selon les données du port

Publié le 9 octobre 2025 17h15. Un navire iranien, soumis à des sanctions américaines, a accosté au port de Santa Catarina, au Brésil, et a déchargé une importante cargaison d’engrais, soulevant des questions sur l’application des sanctions internationales et les relations commerciales entre le Brésil et Téhéran.

  • Le navire Delruba, appartenant à la compagnie IRISL, a livré 24,4 millions de dollars d’urée granulée au Brésil.
  • L’entreprise iranienne Pardis Petrochemical Company, impliquée dans cette transaction, est accusée par les États-Unis de financer les Gardiens de la révolution islamique.
  • Cet accostage met en lumière un possible décalage entre les sanctions américaines et les échanges commerciaux brésiliens avec l’Iran.

Le navire Delruba, faisant partie de la flotte de Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL), une compagnie maritime liée à l’État iranien, est sous le coup de sanctions du Trésor américain depuis juin 2020. Ces sanctions interdisent aux entités américaines et à leurs alliés de lui fournir assurance, financement ou services. Pourtant, le navire a été repéré au poste d’amarrage 301 du terminal Portuário de Santa Catarina début octobre, selon les registres portuaires.

L’arrivée du Delruba a été constatée le samedi 4 octobre, et le déchargement de sa cargaison s’est achevé le mercredi 8 octobre, ont précisé les autorités portuaires. Cette cargaison, d’une valeur d’environ 24,4 millions de dollars, consistait en de l’urée granulée destinée à l’industrie brésilienne des engrais.

Selon des documents douaniers consultés par des médias d’enquête brésiliens, l’engrais provenait de Pardis Petrochemical Company, un producteur iranien. Les États-Unis accusent cette entreprise de financer le Corps des Gardiens de la révolution islamique. Bien que Pardis Petrochemical ne figure pas actuellement sur une liste noire américaine, elle opère dans le secteur pétrochimique iranien, un domaine soumis à de strictes restrictions secondaires qui peuvent exposer les entreprises étrangères à des sanctions.

L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) des États-Unis considère actuellement le DELRUBA comme un navire désigné. Les documents pertinents n’ont pas été rendus publics, mais les horaires portuaires confirment la présence du navire.

L’Iran, confronté à des tensions avec les États-Unis, est le troisième exportateur mondial d’urée, avec une production annuelle d’environ 4,8 millions de tonnes (soit environ 10 % de l’offre mondiale). Ce volume important souligne l’importance de l’Iran sur le marché mondial des engrais.

Si les faits sont confirmés, l’accostage du Delruba au Brésil met en évidence un possible écart entre l’application des sanctions américaines et la volonté du Brésil de maintenir des liens commerciaux avec Téhéran. Cette situation pourrait susciter des interrogations sur la coordination des politiques économiques et étrangères entre les deux pays.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.