Publié le 10 octobre 2025 à 02:01:00. Des négociations délicates autour d’un cessez-le-feu à Gaza ont été le théâtre d’un échange poignant jeudi soir, impliquant l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le ministre israélien d’extrême droite Itamar Ben Gvir, alors que le gouvernement israélien étudiait les termes d’un accord potentiel.
- L’envoyé spécial américain Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de l’ancien président Donald Trump, ont participé à une réunion du cabinet israélien consacrée à un cessez-le-feu à Gaza.
- Witkoff a partagé un récit personnel sur le pardon, suite à la perte de son fils, dans un échange tendu avec le ministre Ben Gvir, opposé à la libération de prisonniers palestiniens.
- Ben Gvir a exprimé son opposition à l’accord, arguant que les prisonniers palestiniens sont des « terroristes » et que leur libération serait inacceptable.
La réunion du cabinet israélien, qui s’est tenue jeudi soir, visait à finaliser les détails d’une résolution de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, actuellement le théâtre de violents affrontements. La présence de Steve Witkoff, envoyé spécial américain, et de Jared Kushner, témoigne de l’implication active des États-Unis dans les efforts de médiation.
Selon une source israélienne présente à la réunion, l’échange le plus marquant a opposé Witkoff à Itamar Ben Gvir, ministre d’extrême droite connu pour ses positions radicales. Ben Gvir avait ouvertement déclaré qu’il ne soutiendrait pas l’accord proposé, en raison de la perspective de libérer des prisonniers et des détenus palestiniens. Il les a qualifiés de « terroristes » et de « tueurs de bébés, violeurs de femmes », selon la source.
Witkoff a alors partagé un témoignage personnel bouleversant.
« J’ai eu un enfant qui est mort d’une overdose et je voulais tuer la famille de la personne qui lui avait donné la dose. Mais quand je suis arrivé au tribunal, j’ai vu ses parents, qui avaient tellement honte et ont demandé pardon, et je leur ai pardonné. »
Steve Witkoff, envoyé spécial américain
Il répondait ainsi aux objections de Ben Gvir, qui estimait que les États-Unis n’accepteraient jamais un tel accord s’ils étaient à la place d’Israël.
Ben Gvir a répliqué avec virulence, soulignant une différence fondamentale entre les situations.
« C’est la différence : ceux qui nous ont assassinés le 7 octobre ne demandent pas pardon. Leurs familles en sont fières. Ils veulent tuer des Juifs. »
Itamar Ben Gvir, ministre israélien
Itamar Ben Gvir, à la tête du parti d’extrême droite Otzma Yehudit, s’est toujours montré opposé aux accords de cessez-le-feu et de libération d’otages concernant Gaza. Son passé est marqué par des condamnations pour soutien au terrorisme et incitation au racisme anti-arabe en Israël.
La Maison Blanche et le Département d’État n’ont pas immédiatement répondu aux sollicitations de CNN concernant cet échange.
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