Home MondeLe prix Nobel n’est pas destiné à quelqu’un comme Donald Trump – The Irish Times

Le prix Nobel n’est pas destiné à quelqu’un comme Donald Trump – The Irish Times

by Clara Dubois

Publié le 12 octobre 2025 18:01:00. Donald Trump, l’ancien président américain, nourrit l’ambition d’obtenir le prix Nobel de la paix, une récompense qui lui semble inaccessible au regard de son attitude envers la démocratie et les droits humains, et qui contraste avec son admiration pour Barack Obama.

  • Donald Trump aspire au prix Nobel de la paix, malgré un bilan politique controversé.
  • Son obsession pour cette distinction serait alimentée par la jalousie envers Barack Obama, lauréat du prix en 2009.
  • L’ancien président américain affiche une ambivalence entre une rhétorique pacifiste et des actions potentiellement déstabilisatrices.

L’idée que Donald Trump puisse un jour recevoir le prix Nobel de la paix semble, aux yeux de nombreux observateurs, relever de l’utopie. L’ancien président américain, connu pour son style flamboyant et ses déclarations provocatrices, a récemment exprimé son désir de voir cette prestigieuse récompense lui être attribuée. Un souhait qui contraste fortement avec son attitude envers les valeurs que le prix Nobel est censé récompenser : la paix, la démocratie et les droits de l’homme.

Cette ambition, selon plusieurs sources, serait en partie motivée par une forme de jalousie envers Barack Obama, qui avait reçu le prix Nobel de la paix en 2009, seulement huit mois après son entrée en fonction. Trump a publiquement regretté que Obama ait été récompensé si rapidement, qualifiant cela d’« absurde », et a même exprimé son envie de l’imiter dans sa manière de descendre de l’avion présidentiel Air Force One.

Malgré une rhétorique parfois pacifiste, notamment lors de son premier discours de politique étrangère en 2016 où il affirmait : « Contrairement à d’autres candidats à la présidence, la guerre et l’agression ne seront pas mon premier réflexe », Donald Trump a souvent flirté avec des positions belliqueuses. Il a menacé plusieurs pays, notamment l’Iran et le Venezuela, et a même envisagé des actions militaires qui auraient pu déstabiliser des régions entières.

Il a également évoqué la possibilité d’organiser un combat d’arts martiaux mixtes (UFC) sur la pelouse sud de la Maison Blanche pour célébrer le 250e anniversaire des États-Unis, une initiative qui témoigne de son goût pour le spectacle et la démonstration de force. Il a également insisté pour organiser un défilé militaire à Washington en juin.

L’ancien président américain a parfois semblé privilégier l’art de la négociation à la force brute, considérant la guerre comme une perte de temps et d’argent. Il a même suggéré qu’il pourrait être plus rentable de construire des propriétés immobilières en Corée du Nord qu’engager des conflits armés. Cependant, son indifférence face aux violations des droits humains commises par ses partenaires potentiels soulève de sérieuses questions quant à sa véritable motivation.

En mai dernier, il a critiqué les « néoconservateurs » et les « interventionnistes », promettant un avenir où les nations pourraient construire ensemble sans se détruire mutuellement. Pourtant, son bilan en matière de respect des institutions démocratiques est loin d’être irréprochable. Il a manifesté un mépris total pour la Constitution américaine et les lois qui ont fait des États-Unis la plus grande démocratie du monde.

Il a également été critiqué pour son silence face à des actes de violence policière, comme le cas du pasteur David Black, blessé par un agent de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) lors d’une manifestation pacifique. Cet article initialement publié dans le New York Times souligne que Trump semble inconscient du paradoxe entre son désir d’imposer la paix à l’étranger et sa tendance à créer des conflits sur le sol américain.

Alors qu’il a rebaptisé le Pentagone le « gros Département de la Guerre », il se vante d’avoir formé un Conseil de la Paix – avec lui-même, bien sûr, en tant que pacifiste en chef – pour superviser le nouvel organe directeur de Gaza. Une contradiction difficile à ignorer, qui rend l’obtention d’un prix Nobel de la paix improbable.

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