L’ancien entraîneur du Sepahan FC, Patrice Carteron, a expliqué son départ précipité du club iranien par des recommandations gouvernementales françaises et le contexte géopolitique tendu de la région, démentant toute friction avec la direction sportive. Son choix de rejoindre le club qatari d’Umm Salal est intervenu quelques jours plus tard.
« Le gouvernement français a demandé à tous ses citoyens de quitter l’Iran et n’a pas autorisé leur retour », a déclaré Carteron, expliquant que cette directive l’a contraint à mettre fin à son contrat de trois ans avec le club iranien. « Je n’avais pas d’autre choix. Ce n’était absolument pas une décision personnelle, ni le résultat d’un désaccord avec le club. »
Carteron, qui avait mené le Sepahan au titre de Super Coupe la saison passée et à la deuxième place de la Ligue Pro du Golfe Persique, a salué le professionnalisme et la qualité de l’équipe ispahanaise. Il a souligné que le club avait progressé de manière significative sous sa direction. « J’étais très satisfait de ma vie et de mon travail à Ispahan », a-t-il affirmé. « Nous avions une vision claire pour les trois prochaines années et nous étions en train de préparer le recrutement de nouveaux joueurs pour renforcer l’équipe. Le conflit a tout bouleversé. »
Au-delà de ses louanges envers les joueurs et l’atmosphère au sein du club, l’entraîneur français a toutefois pointé du doigt les lacunes importantes en matière d’infrastructures sportives en Iran. « Les joueurs sont d’un excellent niveau et le championnat est compétitif, mais la qualité des terrains de jeu et des centres d’entraînement laisse à désirer », a-t-il regretté. « Il est difficile de pratiquer un football de haut niveau dans de telles conditions. »
Son transfert à Umm Salal, officialisé deux jours après son départ du Sepahan, n’était pas le fruit de négociations antérieures, selon Carteron. « Umm Salal m’a contacté peu de temps après ma démission », a-t-il précisé. « Compte tenu des circonstances, la décision s’est imposée naturellement. »
Interrogé sur la possibilité d’un retour au football iranien à l’avenir, Patrice Carteron s’est montré ouvert. « Oui, pourquoi pas », a-t-il répondu. « Si une opportunité se présente, je serais ravi d’y revenir. L’Iran possède l’une des cultures footballistiques les plus riches d’Asie, avec des supporters passionnés et un niveau de jeu élevé. »
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