Une directrice de crèche a obtenu gain de cause devant les tribunaux, recevant plus de 50 000 € de dommages et intérêts après avoir été agressée par un parent en 2012. L’incident, qualifié d’« absolument inacceptable » par le juge, s’est produit alors qu’elle empêchait cet homme de récupérer son enfant.
Le tribunal de grande instance a confirmé la condamnation de l’agresseur, un avocat, déjà reconnu coupable d’agression en 2013 et condamné à une peine de prison avec sursis. La directrice avait initialement intenté une action civile pour obtenir réparation pour les blessures physiques et le choc psychologique subis.
Selon le témoignage de la directrice, l’agression s’est produite après que la mère de l’enfant lui ait demandé de ne pas laisser l’homme récupérer son enfant. Elle l’avait d’abord sommé de quitter les lieux, puis l’avait repoussé à deux reprises dans la poitrine avant de l’accompagner vers la sortie. La situation a dégénéré lorsque l’homme l’a accusée d’être complice de la mère et a menacé de lui faire du mal.
« Je vais te faire du mal », aurait-il déclaré avant de lui asséner un coup de tête au visage. Il a ensuite trébuché en tentant de rentrer dans la crèche. La directrice a immédiatement demandé à un membre du personnel d’appeler les gardaí (la police irlandaise).
L’homme avait contesté les faits, affirmant que le récit de la directrice était mensonger. Cependant, le juge Barry O’Donnell a estimé que son témoignage restait crédible, même après un contre-interrogatoire approfondi. Il a souligné que rien n’avait remis en question la véracité de son récit ou la nature de ses blessures.
Les dommages et intérêts accordés s’élèvent à 50 868 € (initialement évalués à 59 742 € par le tribunal de première instance, mais réduits en appel). Ce montant comprend une compensation pour un nez cassé, nécessitant une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, ainsi que pour des ecchymoses au visage et au bras. Le juge a également reconnu l’importance des séquelles psychologiques, diagnostiquant un trouble de stress post-traumatique léger à modéré.
Le juge O’Donnell a insisté sur le caractère inacceptable de l’agression, survenant sur le lieu de travail de la directrice et indépendamment de la validité des instructions de la mère concernant la garde de l’enfant. Il a également ordonné à l’agresseur de payer les frais de justice engagés par la directrice dans les deux instances.