Publié le 2024-02-29 14:35:00. L’ancienne conseillère municipale de La Haye, Marianne van der Horst, dénonce une dérive des amendes routières, devenues selon elle un simple outil de financement de l’État au détriment de la sécurité routière et de la confiance des citoyens.
- Les amendes routières ont plus que doublé au cours des vingt dernières années, perdant toute proportion avec la gravité des infractions.
- Marianne van der Horst critique l’augmentation des amendes malgré les recommandations contraires, pointant une hypocrisie des partis se disant favorables à l’automobile.
- Elle plaide pour une réduction des amendes afin de restaurer la confiance dans le gouvernement et de permettre une application plus efficace de la loi.
Selon Marianne van der Horst, les amendes routières, initialement conçues pour dissuader les comportements dangereux, ont perdu leur fonction première. Elle estime que l’État néerlandais utilise désormais les automobilistes comme une source de revenus facile, au lieu de se concentrer sur l’amélioration de la sécurité routière.
Dans un article d’opinion publié dans le journal Fidélité, elle souligne l’incohérence des montants des amendes.
« Il est malheureusement clair que les sanctions n’ont plus servi à rendre les routes plus sûres. À La Haye, il s’agit avant tout de réduire le déficit budgétaire. »
Marianne van der Horst, ancienne conseillère municipale de La Haye
Elle illustre cette dérive en comparant le montant de l’amende pour l’utilisation d’un téléphone au volant, désormais plus élevé que celui pour une agression (mineure). Cette disproportion, selon elle, est le symptôme d’un système déséquilibré.
Marianne van der Horst s’interroge également sur la décision du gouvernement sortant – qu’elle qualifie d’ironique, compte tenu de la composition de partis se présentant comme favorables à l’automobile – d’augmenter les amendes malgré les avertissements.
« C’est l’ironie ultime que les partis autoproclamés de l’automobile utilisent l’automobiliste comme une vache à lait et mettent complètement de côté un équilibre délicat entre violation et punition. »
Marianne van der Horst, ancienne conseillère municipale de La Haye
Elle ne défend pas pour autant les conducteurs, mais insiste sur la nécessité de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions.
« Les gens méritent un système juste, et non un système qui les met dans une impasse. »
Marianne van der Horst, ancienne conseillère municipale de La Haye
Enfin, elle rappelle que l’objectif premier reste l’amélioration de la sécurité routière, mais que celle-ci ne peut être atteinte en mettant les citoyens en difficulté financière.
« Nous voulons en réalité renforcer davantage la sécurité routière. Mais si cela met nos habitants en difficulté pour remplir les caisses de l’État, alors je laisserai cela de côté. Et alors la circulation deviendra encore moins sûre. Réduisons donc les amendes, afin que nous puissions les appliquer davantage et garantir des villes sûres et vivables. »
Marianne van der Horst, ancienne conseillère municipale de La Haye